Publié depuis Eklablog

L'idée de la souffrance est beaucoup plus facile à communiquer que celle du bonheur. On dirait que le malheur nous fait prendre conscience de notre propre réalité, même si cette conscience revêt la forme d'un égoïsme monstrueux : la douleur que je ressens m'est personnelle, ce nerf qui se crispe m'appartient, à moi, pas à un autre ; tandis que le bonheur annihile, nous y perdons notre identité.
La Fin d'une liaison de Graham Greene.