Publié depuis Eklablog

" Moi je crois, qu'au final, on meurt de son passé, de son enfance, de cette époque lorsque l'on a pas eu le matériel pour suturer les plaies. On a beau essayer de colmater, de mettre des pierres dans le trou, il reste des brèches. Ça suinte toujours un peu, plus ou moins lentement, sans bruit comme un filet de vie qui s'écoulerait pour un aller simple vers nulle part, un goutte-à-goutte du pus de l'existence. On se vide toujours de soi par l'enfance, serinés par rire perdu, dézingués par trois notes de musique oubliées, disloqués par des mots assassins qui te mosaïquent le citron".
Stéphane Grisard