Publié depuis Eklablog

On a beau s'être compris, s'estimer, reconnaître les torts de chacun : les coups qu'on s'est mutuellement portés ont marqué. On n'en souffre plus, les plaies sont refermées. Mais le cœur s'est durci, à la place des cicatrices. Et la vie est trop courte pour qu'ait le temps de refleurir ce qui est mort. On ne devrait jamais se haïr. On a déjà si peu le temps de s'aimer.
Corps et âmes de Maxence Van Der Meersch.