Publié depuis Eklablog
c'est bizarre, mais la santé d'un mort peut influer sur le montant de l’indemnisation. Un fumeur voit sa cote baisser. Un hypertendu traité, c’est encore moins bon. Séropositif, là, elle s’effondre littéralement. Imaginez que dans les barèmes de la profession et ceux des jurys, une victime sociale, qui sortait, voyait des amis, pratiquait des activités sportives ( on appelle ça les outdoorsy people) vaut plus cher qu’un type solitaire qui reste chez lui à lire ou à regarder la télévision. En fait, vous voyez, l’Amérique est cet endroit merveilleux, ce territoire délicieux où l’on adore que les morts soient athlétiques, actifs et surtout en bonne santé. Sans oublier une prime supplémentaire pour la famille de ces défunts qui ont, en plus, toujours pratiqué ce que nous appelons une « loyale sexualité familiale ». Devant la cour, il suffit qu’une veuve déclare se retrouver privée de « satisfaisantes et fréquentes relations sexuelles » pour qu’un jury lubrifie son chagrin avec une gratification qui va de 250 000 à 300 000 dollars. Et vous savez quoi, Paul ? Une chose étonnante qui se vérifie à Chaque fois : plus la veuve est jolie, plus la compensation est élevée.
Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de jean-Paul Dubois.