Publié depuis Eklablog

Parallel' blues
...et un jour, au plus tard qu'il est possible de le concevoir, au crépuscule de mon âme, peut-être aurais-je cette petite maison au bord du lac. Si je ne suis pas encore bouffé par les vers, si le vent te porte sans amarre et si je te reviens à la mémoire comme une boule brûlante et nostalgique au fond du ventre, cherche moi, tu sauras me trouver. Toi seule le pourras, car, inconsciemment peut-être, j'aurai laissé des traces. Sur le perron de cette maison t'attendra un fauteuil, sur la table basse un whisky et sur la platine, ton vinyle préféré.
Sois sûre que je ne spécule pas sur les rêves, et encore moins sur la vie, mais ce rêve-là, j'avais envie de te l'écrire.
On sait que la vie, ses surprises, ses pièges, ses mystères, feront que je ne t'attendrai pas, ce qui quelque part te soulagera peut-être de le savoir, mais, et je le ressens comme ça, c'est le temps qui me reste qui t'attendra. Et quoi que le sort nous réserve, dans quelles dispositions il nous laisse et quelle que soit la direction que l'on prend, sur ce perron ou ailleurs, quelque part à côté de moi, un fauteuil, un whisky et ce disque seront là.
Jean Roadisi.