Publié depuis Eklablog

Renaître
Certains soirs on s'endort
Comme une pierre lasse
Cerné par le malheur
Et l'on voudrait s'oublier
Sous l'eau très lente du sommeil
On tire un drap sur son front
Pour se cacher du monde
On ne veut
Ni le rêve ni l'ombre
Ni l’œil têtu d'une lampe
Surtout ne pas sentir la peur
Qui nous marche sur le ventre
Comme un chat
Et l'on s'éveille au matin
Un soleil entre les doigts.
Sans frontières fixes
Jean-Pierre Siméon