Publié depuis Eklablog




RIP La belle Jane est partie rejoindre Serge, et encore un pan de ma jeunesse qui s'échappe de cette planète, cet accent, ce coté sexy, toute notre jeunesse et encore au risque de me répéter ou en France y faisais s'y bon de vivre
Cette Femme était aimée par tant de monde. Les femmes, les hommes, les vieux, les plus jeunes, les pauvres, etc.
Elle était certainement la Femme idéale pour tous.
On pourrait dire le paradigme de la sensualité et de la gentillesse.
C’est la première fois que j’ai un choc par rapport à une personne publique connue.
j’ai aussi l’impression que c’est la première fois que l’on voyait à la télé une histoire d’amour et de passion avec Serge. On a tous eu envie de la même chose dans notre vie !






J’ai quitté la maison pour me balader près de la rivière, mon orgueil était blessé. Je pensais que j’avais l’air super et j’étais déterminée à continuer de le penser. Près de la rivière, la vie était meilleure. Cette bonne vieille Tamise, toujours aussi verte, puante et sublime. J’ai couru jusqu’à l’endroit où j’avais l’habitude d’aller quand j’étais plus petite, près du panneau « les enfants ne doivent pas jouer sur ces marches ». Devant moi j’ai vu une ombre grande et fine, c’était celle d’un homme qui devait avoir 37 ans. Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi beau de toute ma vie et dans un moment de folie j’ai eu envie qu’il me suive, c’était très bizarre.
Munkey Diaries de Jane Birkin.

Pour Jane Birkin : « L'art, c'est faire "quelque chose de beau"
à partir de la douleur »
Son nom restera à jamais indissociable de Serge Gainsbourg

LETTRE A JANE B.
Ma Jane
Grace à ton talent, ton élégante beauté libre, ton humour piquant, macabre et britannique, tu as accompagné nos adolescences moroses. Nous voulions être toi, ou Serge, ou Françoise, ou Jacques. Des lumières dans la nuit. La vie a fait que nous nous sommes rencontrés, aimés et que je suis vite devenu un « ami de la famille ».
J’ai aimé ta voix unique, haut perchée et si singulière, ton écriture libre, poétique et culottée, tes engagements. Toujours honnête. Toujours légère. Toujours trop modeste et généreuse, attribuant tes réussites aux autres. Toujours.
Peut-être que certaines personnes, qui préfèreraient te ranger définitivement dans un rôle de muse charmante, réaliseront enfin que tu es une artiste complète à la curiosité en alerte. Qui aurait pu réaliser ton film « Boxes » ou écrire ta pièce « Oh Pardon tu dormais »? Incarner Johnny Jane dans le film « Je t’aime moi non plus » ou « La fausse suivante » dirigée par Chéreau?
Il y a trois ans, Jean-Louis Piérot, toi et moi, avons constitué une armée à 3, pour réaliser ton dernier album qui a été un moment de grâce. Bluffés que nous étions par tes textes, nous avons accompagné ce chapitre de ta vie sur disque et sur scène. Défiant toutes les lois de la médecine, guerrière devant l’éternel, tu as surmonté tes souffrances, sans une plainte et avec le sourire, pour remporter chaque soir de triomphales victoires, devant un public ému aux larmes. Une leçon. Il y a quelques jours tu me disais vouloir remonter sur scène et repartir sur les routes. Refaire cet Olympia que tu avais du reporter. Confiante en l’avenir.
Tu vas retrouver tes parents, Kate, Serge, tes amis et tes chiens. Et tu vas terriblement nous manquer. Amour. Ton Daho
Etienne Daho
