Publié depuis Eklablog

Dépêche-toi de vivre ou dépêche-toi de mourir.
Ces mots n'ont jamais autant résonné dans ma tête que ce soir.
Dépêche-toi de vivre ou dépêche-toi de mourir.
De vivre.
Cette vie que l'on prend pour acquise.
Ce temps que l'on pense extensible, éternel
Ces amis, ces amours que l'on croit immortels.
Rien ne dure pourtant, rien.
Et pour tout, nous oublions de prendre le temps.
De rire, de vivre, d'aimer, de pardonner.
Prendre le temps de dire que l'on est désolé.
Ne pas oser envoyer ce message. Se dire qu'on le fera plus tard. Et plus tard, parfois, ce n’est jamais.
Se contenter d'un "il faudrait qu'on fasse ça, il faudrait".
Comme un défi à la vie. Il faudrait et puis il aurait fallu et sans crier gare ça se termine en "on aurait dû"...
Ne pas oser s'embrasser, s'enlacer. Taire les mots doux, les mots d'amour. Taire tout. Par pudeur, par fierté, par orgueil mal placé, par peur parfois de ne recevoir en retour que du silence et de l'indifférence.
Dépêche-toi de vivre ou dépêche-toi de mourir.
De vivre pour ceux qui sont déjà partis.
Pour ceux qui n'ont pas réussi à prendre le départ.
Vivre parce qu'il n'y a jamais de seconde chance.
Vivre. Se lever. Danser. Prendre la parole. Oser. Rire plus fort. Courir plus vite. S'aimer plus intensément. Se pardonner plus facilement. Avoir le jugement moins hâtif et mettre plus de force dans l'amour que l'on en mettrait dans la haine et l'intolérance.
Garder en tête qu'il y a une ligne d'arrivée.
Qu'une vie ne vaut pas moins qu'une autre.
Qu'un passage ici-bas ne doit pas servir à tout dévaster.
Qu'il faille laisser une trace légère empreinte du meilleur, empreinte de couleur, du meilleur de nous-même et faire en sorte que le pire ne soit pas suffisamment important pour qu'on ne se contente pas de l'oublier.
Dépêche-toi de vivre ou dépêche-toi de mourir...
Certains ont dû se dépêcher de mourir...
Dépêchons-nous de vivre pour eux et de chérir la lumière qu'ils nous ont laissé...
Stone Marten