Publié depuis Eklablog
Je l’ai rencontré, épousé, j’ai vécu avec lui pendant plus de huit ans… que sais-je de lui ? qu’il fait des pastels et qu’il a des maîtresses. Je sais encore qu’il réalise quotidiennement ce prodige déconcertant d’être, pour celui-ci, un « bûcheur » qui ne songe qu’à son métier ; pour celle-là, un ruffian séduisant et sans scrupules…
Il y a encore bien d’autres Taillandy, que je ne connaîtrai jamais…
Parmi tous ces hommes-là, où est le vrai ? Je déclare humblement que je n’en sais rien. je crois qu’il n’y a pas de vrai Taillandy… Ce balzacien génie du mensonge a cessé brusquement, un jour, de me désespérer, et même de m’intriguer… mon Dieu ! que j’étais jeune, et que je l’aimais cet homme-là ! et comme j’ai souffert !…
La Vagabonde de Colette.