Publié depuis Eklablog

Pour lui, les femmes n'étaient qu'un tas de chairs appétissantes, à leur vue, il avait envie de les croquer, il se précipitait dessus. Avait-il vraiment la patience de regarder une femme calmement, humblement, silencieusement ? Regarder comment elle vit, comment elle rêve, comment elle se recueille et se transforme. Comment elle impulse son rythme et déploie son espace, à l'instar d'un éventail, dans les plis duquel sa beauté originelle propage son rayonnement. Cette exigence-là relevait d'un autre ordre, lequel n'était pas à la portée du Deuxième Seigneur.
L'éternité n'est pas de trop
François Cheng