Publié depuis Eklablog


Je vous salue, Septembre d’or,
Quand Octobre s'avance déjà,
Tissé de brumes et de vent frais,
Sous les ramures où l’on s’égare.
En bas, dans les bois enchantés,
Nous ramassons, parées d’or,
Champignons, noix et mille trésors,
Pour nos réserves d'hiver figé.
Quand la neige étendra son drap,
Et que le froid, roi, régnera,
Nous trouverons refuge dans nos bûches,
Sous les flammes, abris et douces touches.
Mais sous l’éclat des jours encore tièdes,
Nous partons, en quête d’éphémère,
Cueillant l'instant, le souffle du vent,
Avant que tout ne devienne silence

