Publié depuis Eklablog


Il pleut des feuilles jaunes,
Comme des larmes d’or sur le sol.
Il pleut des feuilles rouges,
Flammes mourantes qui dansent encore.
L’été, fatigué, ferme ses yeux,
Sous les soupirs du vent qui l’effleure.
Ses rayons s’éteignent peu à peu,
Et la chaleur s’efface, légère.
La terre frissonne, dans l’attente,
Sous un voile d’ambre et de pourpre.
L’automne enlace l’horizon,
Ses doigts caressent chaque branche,
Et doucement, il chante sa chanson.
L’hiver approche, silencieux,
Comme un amant qui guette dans l’ombre,
Prêt à couvrir de son manteau froid,
Les cœurs, les corps, et le bois.
Il est temps de rallumer le poêle à bois,
De réveiller le feu qui crépite.
Les flammes dansent comme autrefois,
Offrant leur chaleur dans la nuit qui s’invite.
Mais dans cette transition tendre,
L’automne, éphémère, se livre,
Ses couleurs effleurent nos rêves,
Et dans ce souffle qui nous grise,
Le temps suspend sa course brève.
© copyright Alain du Forez
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