Publié depuis Eklablog


Quand l'automne s'incline devant l'hiver
Celui-ci lui fait la promesse de tout préparer au mieux
pour que l'an prochain l'automne soit tout aussi resplendissant
L'air est chargé de contrastes. La douce mélancolie de l'automne s'entrelace avec la rigueur silencieuse de l'hiver. Les arbres, encore fiers de leurs parures rouges et dorées, se courbent légèrement sous le poids des premiers flocons. Le sol, mi-ocre, mi-blanc, raconte la transition entre deux saisons, un dialogue éphémère où la chaleur des feuilles mortes cède doucement à la froideur immaculée de la neige.
Sur cette allée bordée d'arbres, chaque pas résonne comme un écho du temps qui passe. Les couleurs flamboyantes semblent résister à l'emprise de l'hiver, offrant une dernière explosion de vie avant le sommeil. Les branches dénudées, partiellement blanchies par le givre, témoignent de la fragilité de l'instant. On peut presque entendre le craquement discret de la neige fondant sous les feuilles tombées, une fusion où la fin et le début s'unissent.
Au loin, un brouillard s'élève, floutant la frontière entre l'automne et l'hiver, comme si les deux saisons refusaient de se séparer tout à fait. L'air glacé pique la peau, mais le spectacle réchauffe l'âme. C’est un moment suspendu, un entre-deux où la nature offre sa plus belle poésie : celle de la transition, du changement et de la promesse d’un renouveau.
© copyright Alain du Forez
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