Publié depuis Eklablog
« La fonction vitale que remplissent en ce monde les animaux de compagnie n’est pas encore reconnue à sa juste valeur. Ils protègent la santé mentale de millions de gens. Quand vous caressez un chien, quand vous écoutez le ronronnement d’un chat, il arrive que vos pensées se figent en vol et qu’apparaisse en vous une sérénité sans bornes, un portail vers l’Etre. »
Eckhart Tolle
Publié depuis Eklablog

" Un grand amour, c’est la possibilité de désobéir,
Ensemble, à la bêtise du monde... ".
Alexandre Jardin
Publié depuis Eklablog
L’exagération de toute sorte est aussi essentielle au journalisme qu’à l’art dramatique : il s’agit en effet d’enfler le plus possible chaque événement. Aussi tous les journalistes sont-ils, par métier, alarmistes ; c'est leur façon de se rendre intéressants. Ils ressemblent en cela aux petits chiens, qui aboient bien fort au plus léger bruit. Il faut donc mesurer l’attention que l’on doit prêter à leur trompette d’alarme, pour qu’elle ne trouble la digestion de personne, et bien se rendre compte que le journal est un verre grossissant, même dans le meilleur cas ; souvent, en effet, ce n’est qu’un jeu d’ombres sur le mur.
Arthur Schopenhauer, Parerga et Paralipomena.
Publié depuis Eklablog

Comment ne pas devenir un loup des steppes et un ermite sans manières dans un monde dont je ne comprends aucun des enthousiasmes ? Je ne puis tenir longtemps dans un théâtre ou dans un cinéma ; Je lis à peine le journal et rarement un livre contemporain ; Je suis incapable de comprendre quels plaisirs et quelles joies les hommes recherchent dans les trains et les hôtels bondés, dans les cafés combles où résonne une musique oppressante et tapageuse, dans les bars et les music-halls des villes déployant luxe élégant, dans les expositions universelles, dans les grandes avenues, dans les conférences destinées aux assoiffés de culture, dans les grands stades.
Non, je ne suis pas capable de comprendre et de partager toutes ces joies qui sont à ma portée et auxquels des milliers de gens s'efforcent d'accéder en se bousculant les uns les autres.
Ce que j'éprouve dans mes rares instants de bonheur, ce qui constitue pour moi un ravissement, une expérience extraordinaire, une extase et une élévation de l'âme est connu, recherché et apprécié par la majorité tout au plus dans la littérature ; dans la vie, on traite cela de folie. Et de fait, si la majorité a raison, si cette musique dans les cafés, ces divertissements de masse, ces êtres américanisés aux désirs tellement vites assouvis représentent le bien, alors, je suis dans l'erreur, je suis fou, je suis vraiment un loup des steppes, comme je me suis souvent surnommé moi-même ; un animal égaré dans un monde qui lui est étranger et incompréhensible ; un animal qui ne trouve plus ni foyer, ni oxygène, ni nourriture.
Hermann Hesse - Le loup des steppes

