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" Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;
Celui dont les pensées, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
Charles Baudelaire
Les fleurs du mal
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" Notre idée du bonheur est le plus souvent la cause même de notre malheur. On ne crée pas son bonheur. Il n'est la conséquence de rien. Le bonheur vient à ceux qui comprennent qu'on ne peut pas plus le conquérir qu'on ne saurait conquérir l'air qu'on respire. Le bonheur fait partie de la vie, et on le trouve en vivant. L'euphorie de l'anticipation n'est pas du bonheur, tout comme le seul arôme du pain chaud n'apaise pas la faim. La quête du bonheur se fonde sur la certitude illusoire que l'on peut posséder le bonheur. C'est impossible. Le bonheur est la manifestation naturelle d'une vie dépourvue de stress, comme le soleil réchauffe naturellement la terre quand les nuages noirs se sont dissipés."
Guy Finley
Michel Fugain - Attention Mesdames Et Messieurs
on choisit, on agit pour vivre sa vie

Sur le chemin de votre vie
Ils y aura toujours des personnes qui ne comprendront pas
Vos idéaux, votre raison de vivre, votre choix.
Mais on choisit, on agit pour vivre sa vie
Pas pour être compris des bourrins
" Exister pour nous, c'est sentir. Notre sensibilité est antérieure à notre intelligence et nous avons des sentiments avant des idées."
Jean Jacques Rousseau


