En marchant, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire. Être quelqu'un, c'est bon pour les soirées mondaines où chacun se raconte, c'est bon pour les cabinets de psychologues. La liberté en marchant, c'est de n'être personne.
Je suis dans l'actualité, mais lorsqu'elle devient trop sombre, j'ai appris à m'en détourner. Je coupe le son. La survie de mon humeur joviale en dépend : il faut savoir s'extraire, non pas du monde, mais du bruit du monde