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" On a tous des failles. Tout le monde commence comme un vaisseau étanche.
Et puis des évènements se produisent, on est quitté, on n'est pas aimé, on n'est pas compris, on ne comprend pas les autres et on se perd, on se déçoit et on se fait du mal. Le vaisseau commence alors à se fissurer par endroits. Et effectivement, une fois que le bateau prend l'eau, la fin est inéluctable. Quand il commence à pleuvoir à l'intérieur de la galerie marchande, on sait qu'elle ne sera jamais reconstruite. Mais entre le moment où les fissures apparaissent et celui où l'on sombre, il s'écoule un immense laps de temps. Ce n'est que dans cet intervalle qu'on se perçoit mutuellement, parce que, par nos fentes, on voit à l'extérieur de nous et à l'intérieur des autres par les leurs.
John Green
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" Je n'ai jamais laissé faire le temps, j'ai saccagé quelques printemps, mais il parait qu'en vieillissant, on tient mieux la barre sous le vent, parait qu’on n’a rien à prouver, que fuir ne fait pas mieux gagner, qu'on tient bien mieux racines aux pieds, qu'en faisant des voyages à moitié et que patience a des atouts,
Qu’elle sait briser bien des écrous, parait qu'faut pas chercher partout, que le meilleur vient toujours au bout".
Alexandra Julien
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Ecrire, c'est prendre les mots un par un et les laver de l'usage abusif qui en a été fait. Il faut que les mots soient propres pour pouvoir être bien utilisés. Ce travail-là est le premier. Les mots Dieu ou amour ont traîné partout, et pourtant ils ont trop précieux pour qu'on les abandonne.
La lumière du monde de Christian Bobin.


