Un génocide sans précédent. Et pourtant deux pays en guerre aujourd'hui en 2022/2023. Ce monde si puissant, si moderne n'est pas capable de stopper les conflits entre deux pays. N'avons-nous rien appris du passé ? l'Europe faiblit. Les intérêts financiers s'accroissent. La solidarité recule, l'indifférence avance, les gouvernements ne font rien de concret. Le mal continue à se propager. La bête noire contamine, avance, décime.
Il est important de continuer à transmettre et partager ce mémorial afin de ne jamais oublier aussi pour les générations futures .
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,
nus, maigres et tremblants,
dans ces wagons plombés,
qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,
ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Ils se croyaient des hommes,
ils n'étaient que des nombres,
depuis longtemps leurs dés avaient été jetés,
dés que la main retombe, il ne reste qu'une ombre.
Ils ne devaient jamais plus revoir un été.
La fuite monotone et sans hâte du temps,
survivre encore un jour, une heure obstinément.
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs,
qui n'en finissent pas de distiller l'espoir ?
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel,
certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou,
d'autres ne priaient pas,mais qu'importe le ciel,
ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux.
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage,
ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge,
les veines de leurs bras soient devenues si bleues.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,
la lune se taisait comme vous vous taisiez,
en regardant au loin, en regardant dehors,
votre chair était tendre à leurs chiens policiers.
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours,
qu'il vaut mieux ne chanter
que des chansons d'amour,
que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire,
et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare.
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été.
Je twisterais les mots s'il fallait les twister,
pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers,
nus, maigres et tremblants,
dans ces wagons plombés,
qui déchiriez la nuit de vos ongles battants,
vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent ...
" Nuit et brouillard "
Jean Ferrat
1963
Une étoile jaune ,un triangle rouge, et tant et tant !!!
Czeslawa Kwoka avait 14 ans lorsqu'elle a été admise au camp d'Auschwitz, où trois mois plus tard, elle a été tuée par une injection de phénol dans le cœur. Elle est entrée avec un triangle rouge, celui des prisonniers politiques, car le 15 août 1928 elle est née à Wólka Zlojecka, un village de la région de Zamosc, terre polonaise de destination nazie. Elle est devenue prisonnière numéro 26947.
Sur cette photo, nous ne voyons que le visage d'une petite fille terrifiée après avoir reçu une balle dans le visage, et qui avait perdu sa mère quelques jours plus tôt. Elle faisait partie des quelque 250 000 enfants et mineurs exécutés à Auschwitz-Birkenau.
La photo, à l'origine en noir et blanc au Memorial O świ Lacim, a été colorisée par la photographe Anna Amaral, qui a décidé de la colorier et disponible pour tous.