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Elle est aveugle mais il est ses yeux,
son chemin, son copain amitié de toutou
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Le dormeur du val
A la mémoire de toutes ces personnes
Tombées durant cette période de conflit
C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud
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Hommage et respect à tous ces Hommes,
À tous ces « poilus », qui se sont battus pour
Nous durant 4 longues années.
Ils étaient appelés ainsi car ils n’avaient pas toujours
Le temps, les moyens ou l’envie de se raser.
Ces poilus étaient de jeunes gens de 18 ans, des pères de famille,
Issus de toutes catégories sociales, venus de toutes les régions.
Ils étaient appelés de force sinon déserteur et fusillé
Pas une famille n’aura été épargnée par cette guerre qui aura broyé
Près d’un million et demi de ces hommes, en 4 ans.
Cette armistice, comme toute fin de guerre, signait la victoire …
celle des larmes et de la douleur sans fin


