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En attendant Halloween, l'hiver Noël Approche
« Est-ce que je crois aux fantômes ? Non, mais j’en ai peur. »
de Marie du Deffand











En attendant Halloween, l'hiver Noël Approche
« Est-ce que je crois aux fantômes ? Non, mais j’en ai peur. »
de Marie du Deffand











En attendant Halloween, l'hiver Noël Approche
« Il y a le peureux qui regarde sous son lit, et le peureux qui n’osemême pas regarder sous son lit. »
de Jules Renard

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En attendant Halloween, l'hiver Noël Approche
« Fantôme. Signe extérieur évident d’une frayeur interne. »
de Ambrose Bierce









" Et puis la vie m'a appris qu'il faut toujours voler plus haut. Plus haut que la jalousie, plus haut que la douleur, que la méchanceté. Plus haut que les larmes, que les jugements. Il faut toujours voler plus haut où certains mots ne peuvent pas vous atteindre, où certains gestes ne peuvent pas vous blesser, où certaines personnes ne pourront jamais arriver".
Alda Merini.

Vous savez quoi ? Tout change. Le climat, à ce qu'on dit. Ou la taille des jeunes gens. Les régimes, les frontières, les monnaies, les vêtements, les idées et les mœurs. Une rumeur court : le livre se meurt. Voilà près de trois mille ans que les livres nous font vivre. Il paraît que c'est fini. Il va y avoir autre chose. Des machines. Ou peut-être rien du tout. Et le roman ? Il paraît que le roman est déjà mort. Ah! bien sûr, il y a encore de beaux restes. Des réussites. Des succès. Des... comment dites-vous ?... des best-sellers. Pouah ! Les romans aussi, c'est fini. Nous les avons trop aimés. Gargantua, Pantagruel, Don Quichotte, Athos, Porthos, Aramis, d'Artagnan, Gavroche, Fabrice et Julien, Frédéric et Emma, le prince André, Natacha et Anna, les frères Karamazov, la cousine Bette, le Père Goriot et ses filles, Anastasie et Delphine, les familles Rougon-Macquart, Forsyte, Buddenbrook -on dirait un faire-part-, Vautrin, Rubempré, Rastignac, le narrateur et Swann et Charlus et Gilberte et Albertine et Rachel-quand-du-Seigneur et la duchesse de Guermantes, lord Jim et lady Brett, Jerphanion et Jallez, mon amie Nane et Bel-Ami, Aurélien et Gatsby, le consul sous le volcan, Mèmed le Mince, l'Attrape-cœurs, le pauvre vieux K à Prague et Leopold Bloom à Dublin qui se prend pour Ulysse: ce monde de rêve et de malheurs changés soudain en bonheur ne durera pas toujours. Ses silhouettes de femmes, de maîtresses, de jeunes filles, ses fantômes de géants s'éloignent dans le passé. L'herbe a du mal à repousser derrière eux. Les seconds couteaux s'agitent. Les truqueurs déboulent. Les poseurs s'installent. L'ennui triomphe. Tout le monde écrit. Plus rien ne dure. On veut gagner de l'argent. Presque une espèce de mépris après tant d'enchantements. Le genre s'est épuisé. L'image triomphe et l'emporte sur l'écrit en déroute.
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit de Jean d'Ormesson.