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" J'ai le goût du merveilleux. Ce sont des restes d'enfance. Il n'y a pas de création sans ça. J'ai un goût très vif pour tous les papillons du merveilleux et j'essaie de les saisir, et qu'ils soient observés, vécus ou créés, c'est la même chose, c'est toujours une quête du merveilleux".
Romain Gary
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Pour la Reconnaissance du Vote blanc

Nous sommes 67% des votants à ne pas valider les programmes et idées des candidats en lice. Notre solution ? de réformer nos institutions en ce sens à commencer par la reconnaissance du vote blanc.
Un vote de barrage sous condition. Tout est dans notre pétition :
https://www.change.org/.../nos-votes-macron-sont-des...
« Une forme d’exigence vis-à-vis des candidats »
Stéphane Guyot, président du Parti du vote blanc, est lui convaincu de l’intérêt de l’enveloppe vide : « Il sert à exprimer une forme d’exigence vis-à-vis des candidats, à dire que l’on n’est pas d’accord… Pourquoi devrait-on voter que lorsqu’on est d’accord ? », s’interroge-t-il. « Les gens utilisent aujourd’hui l’abstention et les votes extrêmes pour faire entendre leur mécontentement, je suis convaincu qu’avec le vote blanc qui compte le second tour aujourd’hui ne serait pas le même et que la part de votes blancs serait supérieure à celle de l’abstention », affirme Stéphane Guyot au Parisien. S’il est sans impact aujourd’hui sur les élections, « une grande part de bulletins blancs ne pourra pas être ignorée. Et plus il y en a, plus il pourra devenir un outil », renchérit Stéphane Guyot.
Interrogé à l’occasion d’un « face aux lecteurs » dans Le Parisien, le candidat Emmanuel Macron n’avait d’ailleurs pas dit autre chose. Le critiquant d’abord – « C’est trop facile de dire je vais défiler et, le jour où il faut aller voter, je ne suis pas capable de choisir un candidat, alors je vote blanc » – il avait ouvert la porte à sa « reconnaissance » « si on voit qu’il y a beaucoup de votes blancs dans ce scrutin », sans donner de seuil ni d’échéance.
Election invalidée ?
Qu’est-ce qu’une reconnaissance du vote blanc changerait ? Il pourrait par exemple être considéré comme un « candidat » à part entière dans une élection. S’il arrivait en tête d’un suffrage (ou au-dessus d’un certain seuil selon différentes propositions), alors il l’emporterait et l’élection serait invalidée. Ou devrait se rejouer avec d’autres candidats, selon les modalités. « L’idée n’est pas de tout bloquer, mais de pouvoir dire qu’on n’est pas d’accord », explique Stéphane Guyot.
À l’étranger, cette possibilité existe dans plusieurs pays (avec diverses différences d’application) : en Mongolie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Ukraine… Au Pérou, le vote blanc peut par exemple invalider une élection s’il représente les deux tiers des suffrages. En Colombie, la majorité suffit et un candidat en a déjà fait l’amère expérience lors d’élections locales. German Antonio Londoño Roldan, un candidat qui se présentait à la mairie de Bello, dans la banlieue de Medellín, a vu son élection rejetée en 2011. Seul candidat en lice après la révocation de la candidature de son principal rival, il pensait être élu dans un fauteuil. Mais c’était sans compter la mobilisation des électeurs, qui ont massivement voté blanc : 56,7 % des suffrages. Non seulement la victoire qui lui tendait les bras n’a pas eu lieu, mais en plus, German Antonio Londoño Roldan a été empêché de se représenter.
Une idée soutenue par la majorité des Français
Avec de telles conséquences pour un scrutin en France, le vote blanc deviendrait un enjeu majeur pour tous les candidats et donnerait du poids aux électeurs mécontents. Les Français ne s’y trompent pas puisqu’ils sont majoritairement pour sa reconnaissance.
D’après un sondage réalisé par YouGov, 66 % des Français étaient favorables (38 % étant « tout à fait favorables ») à la prise en compte du vote blanc dans les résultats à l’élection présidentielle, une idée appréciée quelle que soit l’orientation politique des sondés (de l’extrême gauche à l’extrême droite). Une proposition pourtant peu partagée dans la classe politique. Sur la plateforme Change.org, la pétition « Pour la prise en compte des votes blancs dans les suffrages exprimés » rassemble plus de 360 000 signatures. Une initiative qui date de plusieurs années, mais qui, selon Stéphane Guyot, « a repris du poil de la bête avec cette nouvelle élection présidentielle ».
/www.change.org/p/pour-que-les-votes-blancs-soient-pris-en-compte-dans-les-suffrages




