Eklablog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié depuis Eklablog

Publié le par OursduForez63

 

Peut être une image de tasse de café

Peut être une image de 1 personne et plein air

 

Peut être une image de fleur

 

Peut être une image de nature, arbre et neige

 

Peut être une image de chien et plein air

 

Peut être une image de pain

 

Peut être une image de intérieur

 

Peut être une image de 1 personne, jeep et plein air

Aucune description de photo disponible.

 

Peut être une image de nature, arbre, lac et neige

 

Peut être une image de feu, plein air, foyer et intérieur

 

Une maison contemporaine en bois aux larges surfaces vitrées

 

Voir les commentaires

David Essex - America

Publié le par OursduForez63

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié depuis Eklablog

Publié le par OursduForez63

 

 

Peut être une image de chat et texte qui dit ’Sauver la vie d'un chat ne changera pas le monde, mais pour lui ,le monde changera pour toujours.’

Voir les commentaires

Publié depuis Eklablog

Publié le par OursduForez63

 

 

Peut être une image de 3 personnes, nature, arbre et neige

Voir les commentaires

Publié depuis Eklablog

Publié le par OursduForez63

 

 https://medias.lavie.fr/api/v1/images/view/61d5580dd286c231ab305b16/width_1000/image.jpg

 

 

— Il n’y a plus de honte maintenant à cela ; l’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d’homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu’on puisse jouer.

 

« Aujourd’hui, la profession d’hypocrite a de merveilleux avantages. C’est un art de qui l’imposture est toujours respectée ; et, quoiqu’on la découvre, on n’ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement ; mais l’hypocrisie est un vice privilégié qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d’une impunité souveraine.

 

« On lie, à force de grimaces, une société étroite avec tous les gens du parti. Qui en choque un, se les attire tous sur les bras ; et ceux que l’on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés, ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres ; ils donnent bonnement dans le panneau des grimaciers, et appuient aveuglément les singes de leurs actions.

 

« Combien crois-tu que j’en connaisse qui, par ce stratagème, ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se font un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté, ont la permission d’être les plus méchants hommes du monde ? On a beau savoir leurs intrigues, et les connaître pour ce qu’ils sont, ils ne laissent pas pour cela d’être en crédit parmi les gens ; et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d’yeux, rajustent dans le monde tout ce qu’ils peuvent faire.

 

« C’est sous cet abri favorable que je veux me sauver, et mettre en sûreté mes affaires. Je ne quitterai point mes douces habitudes ; mais j’aurai soin de me cacher, et me divertirai à petit bruit. Que si je viens à être découvert, je verrai, sans me remuer, prendre mes intérêts à toute la cabale, et je serai défendu par elle envers et contre tous.

 

« Enfin, c’est là le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai. Je m’érigerai en censeur des actions d’autrui, jugerai mal de tout le monde, et n’aurai bonne opinion que de moi.

 

« Dès qu’une fois on m’aura choqué tant soit peu, je ne pardonnerai jamais, et garderai tout doucement une haine irréconciliable.

 

« Je ferai le vengeur des intérêts du ciel ; et, sous ce prétexte commode, je pousserai mes ennemis, je les accuserai d’impiété, et saurai déchaîner contre eux des zélés indiscrets, qui, sans connaissance de cause, crieront en public contre eux, qui les accableront d’injures, et les damneront hautement de leur autorité privée.

 

« C’est ainsi qu’il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu’un sage esprit s’accommode aux vices de son siècle.

 

Molière

 

[Dom Juan, ou le Festin de Pierre]

 

acte V, scène II, ou l'éloge de l'hypocrisie

 

 

Sincèrement Molière !!! Quel peintre de l'âme humaine !

Toujours aussi vrai maintenant

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié depuis Eklablog

Publié le par OursduForez63

 

 

Peut être une image de plein air

Voir les commentaires