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"Le monde n'est si meurtrier que parce qu'il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l'empêchement de vivre, d'aimer."
La plus que vive
Christian Bobin.
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Saint Nicolas et le Krampus
Saint Nicolas de Bari (ou de Myra, Turquie) est l'un de ces saints dont les origines, manifestations et traditions sont incroyablement liées aux cultes solstiels précrétiens.
C 'est aussi lié aux phénomènes météorologiques, car la première semaine de décembre commence à manifester le froid de l'hiver, de sorte qu'un dicton populaire récite : ′′ Saint Nicolas arrive en neige ". C 'est aussi la période où le méchant temps porte des tempêtes en mer et - pour des raisons inconnues - Saint Nicolas est le protecteur des marins.
Longue est l'histoire qui l'amène à fusionner - dans les grandes lignes - avec la figure d'Odin, autre porteur de dons qui, à la place des rennes, montait Sleipnir (le cheval à 8 pattes avec lequel il franchissait les frontières des mondes et pouvait atteindre n'importe quel endroit), créant ainsi le Père Noël que nous connaissons aujourd'hui.
En fait, dans de nombreux pays italiens, c'est la Saint-Nicolas (ou Saint-Nicolas) qui apporte les dons aux enfants dans la nuit du 5 au 6 décembre.
Son fidèle serviteur est Krampus, un démon vaincu par le saint et donc condamné à le servir pour toujours. Le Krampus est l'autre magnifique représentation de l'ancienne religion païenne : si semblable dans les traits au beau Fauno (qui était célébré le 5 décembre dans la Rome antique). Le Krampus est un personnage clé dans la mythologie extra-chrétienne : il accompagne Saint-Nicolas pendant la nuit des cadeaux : si les enfants ont été sages, ils recevront les dons du saint, mais s'ils ont été mauvais, alors le Krampus les emportera de leurs familles, enfermés dans une cage en bois.
Sa figure est centrale dans les histoires de l'Europe de langue allemande, et les fêtes en son honneur se déroulent aussi en Italie, dans l'arc alpin entre Friuli et Trentino, même s'ils ne manquent pas dans des zones moins probables comme la région du Bellunese, en Vénétie.
La fête de la Saint-Nicolas a pour cœur un défilé dans les rues du pays : d'abord le saint arrive, à pied ou sur un wagon, qui distribue des bonbons et des bonbons à tous les enfants ; puis vient le Krampus, avec ci-après une cour de Démons effrayants, armés de fouets et de chaînes.
Le Krampus.
Dans la mythologie des zones européennes en langue allemande, le Krampus est un être démoniaque qui accompagne la figure religieuse-folklorique de Saint-Nicolas, représentant un défilé traditionnel masqué le long des rues du pays. Cette tradition est liée à la mythologie chrétienne, plus précisément à l'évêque Saint Nicolas et à son serviteur appelé Krampus, où ce dernier est un démon vaincu par le saint et donc obligé de le servir.
Ces manifestations sont des événements typiques de la journée de la veille de Saint-Nicolas le 5 décembre, nées il y a plus de 500 ans et célébrées toujours en Slovénie, en Croatie, en Autriche, en Italie (Trentin-Haut-Adige et au Frioul).
La fête de la Saint-Nicolas, évêque de Myra, se fête le soir du 5 décembre. La fête, qui se déroule principalement dans l'arc alpin, a pour point culminant un défilé dans les rues du pays. Le défilé suit habituellement cet ordre : d'abord, Saint Nicolas défilé lui-même, à pied ou sur un char, distribuant des confiseries et des petits cadeaux aux villageois ; à suivre les Krampus, une masnada de démons en colère, armés de fouets et de chaînes.
En Italie, cette fête est plus répandue dans la région du Trentin-Haut-Adige, mais elle est aussi célébrée dans l'extrême nord-est du Frioul-Vénétie Julienne et dans certaines localités de Veneto, comme dans la province de Belluno. Dans le reste de l'Europe, le défilé se fait dans de nombreuses autres régions, notamment celles de langue allemande, mais surtout en Bavière et en Suisse.
Les Krampus (du bavarois krampn, c'est-à-dire ′′ mort ", ′′ putréfié ", ou par le terme kramp, qui signifie ′′ griffe ′′) sont des démons aux semblants monstrueuses et animales, déchaînés et très inquiétants, qui se promènent dans les rues à la recherche d'enfants ′′ méchants ". Leurs visages sont recouverts de terrifiants masques diaboliques, leurs robes sont lacérées, sales et consumées. Les Krampus, errant dans les rues des pays, provoquent des bruits obtenus à partir de clochettes ou de cornes, qui les accompagnent sur le trajet qu'ils accomplissent, alors qu'ils frappent de fouet les gens.
L 'origine de cette coutume, maintenue fièrement dans de nombreuses communes de la zone ex-austro-hongroise, remonte à la période pré-chrétienne et est attestée au moins par le VIe siècle d. C.. L ' une des rares choses dont on sait que cette manifestation est liée au solstice d'hiver.
C 'est curieux que se masquer selon la tradition, et parfois même en tenue féminine, ce sont exclusivement les hommes. Mais le Krampus peut être aussi féminin, et dans ce cas, il s'appelle Krampa. Autre règle : le masque qu'ils portent ne doit jamais être enlevé en public et les spectateurs ne doivent jamais essayer de l'enlever sous peine de déshonneur pour le démasqué.
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