Publié depuis Eklablog

Je continuais à croire que n’importe quoi arrivait n’importe quand à n’importe qui. Mais j’avais appris que vivre pouvait faire mal et qu’une existence entière pouvait être tendue vers un but. Ce but, je ne l’avais pas atteint. Ce n’était peut-être que pour cette raison-là qu’il me paraissait si précieux. L’indifférence prépare admirablement à la passion : dans l’indifférence, rien ne compte ; dans la passion, rien ne compte non plus, sauf un seul être qui donne sens à tout.
Un amour pour rien de Jean d'Ormesson






