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Le grand Charles Bukowski est mort le 9 mars en 1994 :
L'horreur, ce n'est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir. Ils n'ont aucune considération pour elle et ne cesse de lui pisser, de lui chier dessus. Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question. Mieux, ils ont vite oublié ce que penser voulait dire, préférant abandonner à d'autres le soin de le faire. Du coton, vous dis-je, plein le cerveau ! Ils respirent la laideur, parlent et se déplacent de manière tout aussi hideuse. Faites leur donc entendre de la bonne musique, eh bien ils se gratteront l'oreille. La majeur partie des morts l'étaient déjà de leur vivant. Le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.
. Au-delà des frasques et provocations dont on parle souvent trop, il a laissé une œuvre magnifique, unique en son genre, qui connut immédiatement un immense succès : romans, nouvelles, poèmes, chroniques sont traduites et lus dans le monde. Personnage attachant et déconcertant, agaçant souvent, Bukowski – comme son père spirituel John Fante – compte parmi les grands écrivains du XXème siècle.
Lire, re-lire : contes de la folie ordinaire I et II, au sud de nulle part, l’amour est un chien de l’enfer I et II, souvenirs d’un pas grand-chose, Women, journal d’un vieux dégueulasse etc. (Tous ses livres ont été publiés en français chez Grasset-Fasquelle)
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L'amour, tu sais, ce dont il a le plus besoin, c'est l'imagination. Il faut que chacun invente l'autre avec toute son imagination, avec toutes ses forces et qu'il ne cède pas un pouce de terrain à la réalité ; alors là, lorsque deux imaginations se rencontrent… Il n'y a rien de plus beau !.



