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Un maître zen prenait de l’eau dans un puits quand un visiteur qui avait fait un long voyage lui demanda :
- Où puis-je trouver le maître de ce monastère ?
Il pensait que cet homme qui prenait de l’eau au puits n’était qu’un serviteur, un bouddha ne ferait pas cela, un bouddha ne nettoie pas le parquet !
Le maître éclata de rire et dit :
- Je suis la personne que vous cherchez.
L’admirateur ne pouvait pas y croire :
- J’ai beaucoup entendu parler de vous, mais je ne peux pas concevoir que c’est vous qui allez chercher l’eau au puits.
Le maître répondit :
- Mais, c’est ce que je faisais avant l’illumination. Transporter l’eau, couper du bois, c’est ce que j’ai toujours fait et c’est pourquoi je continue. Je sais bien faire ce travail. Venez avec moi, je vais aller maintenant couper du bois, venez me regarder !
- Quelle est alors la différence ? Avant l’illumination, vous faisiez ces deux tâches, après l’illumination, vous faites encore les deux mêmes choses. Qu’est-ce qui a changé ?
Le maître riait :
- La différence est à l’intérieur. Avant, je faisais les choses dans un état de sommeil. Maintenant, je les fais avec conscience, c’est la seule différence. Les activités sont les mêmes mais je ne suis pas le même. Le monde est le même, mais je ne suis pas le même. Et parce que je ne suis plus le même, pour moi, le monde aussi n’est plus le même...
Faites votre travail, faites-le bien, et quand vous trouvez le succès, le faire à nouveau.
"Être en pleine conscience : Une présence à la vie" (Osho)
EARTH WIND & FIRE - Fantasy
TRACE DES SAISONS

TRACE DES SAISONS
La vie passe
Les saisons s’enlacent
Creusent les sillons de l’âge
Sur les doux paysages
De nos visages
Devenus masques.
Le pic marque
L’empreinte des sentiers abrupts
Que nous empruntions sans risque
De l’avenir, le soir dans la Garrigue !
Les paysages défilent
Temps perdu ! Futile !
L’hiver s’annonce au balcon
Bon sang , que c’est con
Ces satanés dictons !
Pâques aux tissons
Quand je n’ai ni maison
Ni cheminée. Appartement en toutes saisons !
La mer se déchaîne toujours
La mère s’enchaîne au levé du jour
Les marées depuis la nuit des temps
Vont et viennent, éternellement
De l’aube au point du jour
Elles tracent les sillons
Les mêmes que nous retrouverons
Au petit matin
Sur notre visage serein
Un jour prochain !
L’été... Ses belles promesses
Sable et peaux dorées
Les grains glissent, avec adresse
Nous sentons entre nos doigts, sa finesse
Ils inspirent la sagesse…
Leurs sillons peu à peu …gravés !
Pour un début d’éternité
Outrage du temps, sur ce visage étiolé!
Belle étendue marine
Pourquoi suis-je chagrine
Tu sais la vie, son origine
Tu connais son combat, j’imagine !
Nos rochers qui s’éliment…
Je ne veux pas changer de saison
Mon cœur est en déraison
Ma tête en abnégation
Nouveau paysage, nouveau décor
Mais ce nouveau corps
Reste tumulte en plein essor
Coquin de sort !
Je ne veux pas y croire et alors ?
Isabelle Bellemont
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Sans aucune arrière-pensée, mais bon !!! Avouez il y a comme qui dirait une ressemblance étrange ! non ?


