Publié depuis Eklablog
Publié depuis Eklablog

En France, la protection sociale s’est historiquement construite autour du salariat. La plupart des droits sont attachés au statut de salarié et ouverts par la cotisation (chômage, retraite, assurance maladie, formation professionnelle, etc.).
Avec l’entrée dans une ère de chômage de masse dès les années 1970, ce système de protection sociale arrimé à l’emploi salarié s'est essoufflé et le nombre de ceux qui échappaient à ses mailles a fortement augmenté dès les années 1980. C’est parce qu’il devenait de plus en plus nécessaire d’instaurer une prestation pour les personnes exclues du marché du travail qu’ont été créés le RMI puis le RSA.
La crise de l’emploi ne fragilise pas seulement les chômeurs de longue durée. Elle conduit aussi à une montée de l’emploi atypique et précaire depuis plusieurs années : contrat à durée déterminés, temps partiel, intermittence, intérim, etc.
Le système actuel de protection sociale ne permet plus de protéger ces travailleurs en emploi atypique, ni ceux qui font le choix d’une autre vie. Pour une personne à temps partiel qui perd son emploi, les allocations chômage sont faibles. De même, les intérimaires jouissent de protections fragiles. Quant aux intermittents du spectacle, ils sont toujours plus nombreux à ne pas pouvoir remplir leur quota horaire nécessaire pour toucher les indemnités.
La situation des travailleurs indépendants est tout aussi précaire. Leur augmentation récente force à se poser la question de leur protection sociale. Aujourd’hui, ils ne sont pas couverts par l’assurance chômage et sont sujets à tous les risques auxquels le travailleur salarié était confronté au XIXe siècle, avant que ne s’institue une protection sociale assise sur l’emploi.
L’instauration d’une protection sociale ambitieuse sous la forme d’un revenu de base permettrait à la fois de protéger ces travailleurs face à toutes les situations (maladie, chômage, retraite), mais aussi et surtout de leur donner les moyens de négocier équitablement l’offre de leurs services et de refuser des conditions de travail injustes. Le revenu universel est, avec l’accès universel à la formation, un des outils pour accroître la sécurité et le pouvoir de négociation des travailleurs précaires et indépendants.
Sinon, avez-vous vu notre film "Les Gens - et le revenu universel"?
Pour amener l'étude du revenu universel au parlement européen, signez ici
Ceci éviterais cela ou plus jamais ça !!!

« Plus la richesse sociale est grande..., plus est grande la surpopulation relative ou l'armée de réserve industrielle. Mais plus cette armée de réserve est grande par rapport à l'armée active du travail et plus massive est la surpopulation permanente, ces couches d'ouvriers dont la misère est en proportion inverse de la peine de leur travail. (…) Telle est la loi générale, absolue de l'accumulation capitaliste. » Karl Marx, Le Capital, Tome 3.





