"Sur le bord de la route, les spectateurs imaginent-ils ce que vit le pilote enfermé dans son cockpit? Ils ne voient pas ses yeux derrière le pare-brise, ni ses pieds qui jonglent avec les pédales, ni ses mains qui jouent entre volant et levier de vitesse. Mesurent-ils la concentration nécessaire pour tenir jusqu'au bout d'une spéciale, les secousses, la chaleur, le stress que le pilote affronte? Ils ne voient que la voiture qui file, glisse, vrombit et leur offre le plaisir du spectacle de la course. Tolèrent-ils la défaillance, l'état de fatigue, la souffrance du corps ? Ils ne voient pas l'homme, ils ne voient que la mécanique."
Étymologie du mot TRAVAIL : tripalium (latin populaire).
Le mot latin populaire "tripalium" désignait un instrument d’immobilisation (et éventuellement de torture) à trois pieux. On appelle encore "travail" un appareil servant à immobiliser les chevaux rétifs pour les ferrer ou les soigner. Le mot "travail" désignait autrefois l’état d’une personne qui souffre (ce sens est toujours utilisé en obstétrique). Il a été étendu ensuite aux occupations nécessitant des efforts pénibles, celles des "hommes de peine", puis à toutes les activités de production