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Je voudrais être cet Amour. Lettre de Romain Gary à Christel Söderlund

Publié le par OursduForez63

 

 

www.babelio.com/users/QUIZ_Tout-sur-Romain-Gary...

 

 

Je voudrais être cet Amour.

 Lettre de Romain Gary à Christel Söderlund

Romain Gary, aussi connu sous le pseudonyme d’Emile Ajar, est un écrivain français d’œuvres telles que Les Racines du ciel ou La Vie devant soi. Romain Gary dévoile ici le visage d’un homme tendre qui s’adresse à son amour de jeunesse, Christel Söderlund. À 24 ans, celui qui fut le seul à recevoir à deux reprises le prix Goncourt signe une lettre d’amour passionnée.

14 avril 1938

Ma petite fille, douce, mauvaise, bonne, unique…

Je me sens si affreusement triste et seul, que ta lettre, au lieu de m’égayer, m’a fait presque mal, m’a rendu plus triste encore et j’ai envie de pleurer comme un idiot. Si seulement je pouvais savoir que tu es à moi, à moi seul, à moi, rien qu’à moi, des pieds à la tête, de tout ton corps que je vois, comme si tu étais là couchée prés de moi, comme si je le caressais encore, partout, fillette, partout, de mes lèvres, de mes dents, de mes doigts…

Christel, dix jours sont passés depuis que tu es partie et maintenant, peut-être, tu sais mieux tu vois mieux si vraiment tu es à moi, à moi seul, comprends-tu, si toi et moi, c’est vraiment ça ou si seulement, c’était autre chose…

Je sais que tu es égoïste et que tu m’aimes dans la mesure ou ça te fait plaisir, mais je voudrais savoir si c’est quelque chose de plus fort que toi, si tu peux, vraiment, tout quitter pour être à moi, ou s’il s’agit seulement de ce genre d’amour dérisoire et charmant auquel « il est agréable de céder de temps à autre » comme Goethe ne l’a pas écrit.

C’est très beau, Christel, le chocolat de luxe et avec moi, je le crains, il y aura fort peu de chocolat, fillette, et encore moins de luxe…

Christel, souviens-toi que les choses au monde que je respecte le plus sont l’honneur et la droiture, souviens toi que si je t’aime comme femme c’est aussi parce que je t’aime comme homme et qu’un de nos deux amours n’ira, jamais, pour moi, sans l’autre… Il est très difficile d’être un homme. Mais s’il y a quelque chose qui compte, dans la vie, s’il y a quelque chose de vraiment sacré, c’est ça : être un homme. C’est dans la mesure où tu le seras, où que tu t’efforceras de l’être (car c’est peut-être impossible) que tu seras toujours toute proche de moi, même si des milliers de kilomètres nous séparent, c’est par cette volonté dure d’arriver à être un homme que tu seras toujours au sens le plus beau de ce mot, ma femme… J’ai peur, Christel, que tu ne comprendras pas ces quelques mots qui ont pour moi une si grande importance. J’ai peur, aussi, que ces mots soient impossibles à comprendre, en ce moment, à Vienne…

Si je te les écris, c’est parce-que, désespérément, je cherche quelque chose qui pourrait te rapprocher de moi… Et rien, jamais, ni le mariage, ni l’amour ni les enfants ne te rapprocheront de moi plus que ça : l’effort d’être un homme. C’est par cet effort, par cette volonté dure, par cette aspiration à la dignité humaine, à la condition humaine, que ton sang, Christel, sera dans mon sang, ta pensée dans ma pensée, et ta main fillette, dans ma main. Il y a peut-être trop de grandes lettres, trop de majuscules, dans ce que je te dis là. Mais ce ne sont pas des grandes lettres, des grands mots : ce sont de grands sentiments et il ne faut pas avoir honte. Et puis, nous sommes seuls, en ce moment, toi et moi, personne ne nous écoute, nous pouvons parler tranquillement. Il y a bien cette horrible musique… mais je te parlerai dans l’oreille… comme ça… Il faut vivre pour cela, Christel.

Il faut travailler, lutter pour cela. Il faut aimer pour cela. Je dis « aimer » et non pas « faire l’amour ». Je voudrais être cet amour et que cet amour pour moi t’aide dans l’effort. Mais peut-être trouveras-tu un autre homme, qui t’aide mieux, plus que moi. J’en serais heureux… quoique malheureux… En tout cas, Christel, n’oublie jamais cela : rejette loin de toi l’amour qui n’enrichit pas, qui ne t’aide pas à être, à devenir homme. Je serais tellement heureux si je pouvais t’aider ! Mais il faut d’abord voir clair en toi même. Ce que je te conseille demande beaucoup, beaucoup plus de courage que tu ne le crois. Ça n’a rien à voir avec le plaisir, et presque rien avec le bonheur… en tout cas, pas pour les gens qui croient- les malheureux ! Que le bonheur, c’est seulement le maximum de plaisir. Le bonheur – mon bonheur — c’est un chemin très dur. Sur ce chemin, il n’y a pas Sachs, il n’y a pas Bincens, il n’y a pas Lilliebro – il n’y a personne. Il faut du courage pour marcher seule sur ce chemin là, mais je te propose de marcher à deux : avec moi. Je crois que tu seras capable, un jour, de marcher sur ce chemin. Je l’ai pensé, quand je t’ai vu marcher dans la montagne, pieds nus… te souviens-tu ? Dans quelques jours, je t’enverrai une photo : toi et moi sur ce chemin là… Oui… Ne t’étonne pas ! Il faut travailler, ma lointaine, il faut étudier, être seule, lutter, souffrir beaucoup, dans l’effort et mépriser les hommes qui envoient des chocolats de luxe… Mon Dieu, je suis bête. Je t’ennuie. Non, peut-être…je ne sais pas. Quelque fois, je doute, je pense que je ne serai pas entendu… tu es tellement blonde ! J’ai parlé beaucoup trop… et je n’ai pas envie de m’arrêter… j’ai envie de continuer… je suis un imbécile ! Mais un imbécile qui t’aime.

 

Romain Gary

 

 

 

 

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Publié le par OursduForez63

 

 

 

 

 

J'aime Les Artistes, les fous passionnés, les Musicos, les écrivains, les Rebelles, les baroudeurs, les Passionnés, les gens calmes et posés, le monde animal, les grands espaces, la nature sauvage, la liberté, les sports mécaniques, les femmes,( mon défaut )  bien sur sexy avec ce quelque chose de plus, la prestance, la classe, je détestes les métropoles les villes, les racailles, les gens vulgaires, les beaufs, les frimeurs, les moi je, les bourges de en Marche, tout comme les gauchos pro islam les faux écolos extrémistes, souvent des bobos des villes ancien socialopes et dernièrement ASO organisateur du  Dakar 2020 qui pactise pour le fric avec le diable, Arabie saoudite tous comme ceux qui vont y aller, des sales mômes, qui ont besoin de faire joujou, avec leur jouets, sans aucun sens de l'honneur, aucun respect de la vie des hommes des femmes, le Moi Je quoi de quoi être dégouté de sa passion du Rallye raid

 

 

 

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N'aimez jamais quelqu'un ....

Publié le par OursduForez63

 

 

Oscar Wilde : Biographie

 

 

N'aimez jamais quelqu'un qui vous traite

Comme si vous étiez ordinaire.

 

Oscar Wilde

 

 

 

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Les Bouffons Individuaslistes, un vrais concept

Publié le par OursduForez63

 

 

 

 

 

 

 

Le monde est décidément vraiment dingue.... Ça ouvre leur gueule, ça crie ça insulte, ça coupe la parole,  Les politicards, Les chroniqueurs des médias, les complotistes, les pleureurs : L'inquiétude de ne pas pouvoir allez au ski... l’inquiétude de ne pas pouvoir vendre sa camelote, l’inquiétude de ne pas pouvoir aller à sa salle de sport, l'inquiétude de ne pas pouvoir se rendre dans un lieu de culte, pour prier leur dieux imaginaire, qui sait certain vont vite le rejoindre !!! Il est vrais, je comprends aussi, que vu l’incohérence de ce gouvernement, parfois il y a de quoi crier, je l’admet, mais la plupart des gens sont vraiment d’une connerie, si individualiste, MOI JE, mais comment, ces bouffons,  auraient ‘ils réagit, se serait comporter, s’ils avaient eu à vivre les deux dernières guerres !!! C'est fou de s'inquiète pour des futilités pareilles, Cette année ce ne seras pas l'argent à prendre en importance, mais le covid la maladie la mort, qui nous entoure, invisible, mais bien présent désolé, enfin sincèrement l'important, c'est d'être ensemble avec les gens qu’on aime et en bonne santé, .... Et sans entrer dans la polémique des magasins, le black Friday, Noël, c’est la simplicité la magie, l’amour, pas la cupidité Être avec sa famille, cette année ce seras déjà le plus beau des cadeaux.

 

Namasté à tous...

 

 

 

 

 

 

 

Aucune description de photo disponible.

 

 L’image contient peut-être : texte qui dit ’À LA VIE À L'AMOUR A LA LIBERTE À L'ESPERANCE’

 

 

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Publié le par OursduForez63

 

Heureux qui comme Ulysse… et comme Sylvain Tesson

 

 

"Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois,

rien ne sera tout à fait perdu"

 

 

Dans les forêts de Sibérie”, formidable récit de Sylvain Tesson – Vegactu

 

 

"La cabane mesure trois mètres sur trois. Un poêle en fonte assure le chauffage. Il deviendra mon ami. J'accepte les ronflements de ce compagnon-là. Le poêle est l'axe du monde. Autour de lui, tout s'organise. C'est un petit dieu qui possède sa vie propre. Lorsque je lui fais offrande de bûches, je rends hommage à Homo erectus, qui maîtrisa le feu. Dans sa Psychanalyse du feu, Bachelard imagine que l'idée de frotter deux bâtonnets pour allumer l'étoupe fut inspirée par les frictions de l'amour. En baisant, l'homme aurait eu l'intuition du feu. Bon à savoir. Pour étancher la libido, penser à regarder les braises."

Dans les forêts de Sibérie

 

Sylvain Tesson

 

 

 

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Les couleurs de l'âme - Jean Roadisi

Publié le par OursduForez63

 

 

 

Les couleurs de l'âme - Jean Roadisi

 

 

"Bienvenue dans mon monde !!" m'avait-elle annoncé tout haut après son troisième whisky. Elle était debout au milieu du salon, le verre à la main et les bras grand ouverts en signe d'accueil. Ouais ! Bienvenue dans ce monde merveilleusement chaotique, où la vie veut te baiser à chaque coin de rue ! Ouais ! Bienvenue dans ma mélancolie poisseuse, celle que tu ravales comme de la braise, celle qui t'étrangle, qui t'empêche de chialer, ouais ! bienvenue dans la zone rouge de mes états d'âme sinistres sous électrochocs permanent, ouais ! bienvenue dans cet esprit tordu en proie aux questions douteuses, angoissantes, cet esprit qui me pousse à pervertir mes pensées et mon temps, ouais ! Bienvenue dans ma vie, cette salope qui m'claque la gueule quand mon cœur voit enfin le jour se lever pour le renvoyer aux enfers ! j'te jure putain, tu devrais me voir essayer de courir tout le temps sur ce foutu arc en ciel malade, toujours au bord de l'apoplexie et le coeur coincé entre deux putain de ravalements de sanglots ! Regarde putain, regarde qui je suis ! ce que je suis ! qui a envie de ça hein ?! Qui ?!! Et tu dis que tu tiens à moi ? T'es sûr de ça ? T'en es vraiment sûr ?! Putain mais t'es taré...! Un putain de taré... Elle avait prononcé cette dernière phrase dans un murmure... Elle me dévisageait, essoufflée, tremblante, les nerfs plongés dans l'acide de ses tourments, elle était prête à exploser.

 

Je la regardais, la mâchoire serrée, presque douloureuse, mais que voulez-vous répondre à ça ? J'étais abasourdi, ses larmes rendaient le bleu de ses yeux presque translucide, deux océans ravagés par des tempêtes gigantesques, son maquillage glissait sur ses joues comme un masque cruel et attendrissant qui rendait son visage irréel, sublime, insupportablement magnifique... je me suis levé, j'ai pris son verre pour le poser et je l'ai serrée contre moi. Elle était tétanisée. Je lui ai dit :

- C'est précisément pour ça que je t'aime, la vie est tellement merdique et plate et terne et vide de sens sans des gens comme toi, ton arc en ciel, il n'est pas malade, ses couleurs sont simplement différentes, elles composent chacune de tes folies, de tes états d'âme, de tes rires, de ta tendresse, de ta sensibilité, elles sont ta coke et ton valium, elles sont tout ce que les autres ne possèdent pas, l'ouverture d'esprit, l'humanité, ces couleurs sont tout ce qui me fait vibrer, planer, rêver, et c'est avec toi, et toi seule que je me sens capable de tout, tu es la racine de mon bonheur que je veux faire grandir pour que tu t'en remplisses le corps et l'âme, j'ai juste envie d'être celui qui t'apporte ce que tu mérites.

 

Elle m'embrassa, ses lèvres avaient le goût du sel, celui qu'elle mettait dans ma vie.

 

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