Publié depuis Eklablog

Je crois qu'il y a deux phases dans la vie où nous goûtons à une véritable liberté : l'enfance et la vieillesse.
Si l'on y réfléchit bien, un enfant n'a rien à gagner. Il est détaché des attentes, des ambitions et des contraintes qui pèsent sur les épaules des adultes. Il explore le monde avec innocence, sans la pression de devoir prouver sa valeur, accumuler des possessions, ou atteindre des objectifs. Chaque instant est une aventure en soi, où la spontanéité et la curiosité mènent la danse.
À l’autre bout de la vie, le vieillard se trouve dans un état de libération similaire. Après des décennies passées à construire, lutter, et accumuler, il se rend compte que tout ce qu'il a amassé importe finalement peu. Il n'a plus rien à prouver aux autres, ni même à lui-même. Il est libre de laisser de côté les pressions du monde, de faire fi des jugements et de se concentrer sur ce qui compte vraiment : la paix, la simplicité, la transmission et l'authenticité.
Ainsi, l'enfant et le vieillard partagent une liberté singulière, détachée des exigences sociales et des ambitions personnelles. L'un n'a rien à gagner, l'autre n'a plus rien à perdre. Entre ces deux âges, il nous appartient de retrouver des fragments de cette liberté, comme des éclats d'une innocence ou d'une sagesse intemporelle.
© copyright Alain du Forez
Tous droits réservés.