Publié depuis Eklablog


Une Très Belle Définition du Temps
Le temps, ce maître insaisissable, se plie et se déploie selon nos états d’âme. Il ne suit pas les horloges, ni les cadrans rigides, mais vibre au rythme de nos émotions.
Le temps est une lenteur exaspérante quand on attend. Chaque seconde s’étire, se traîne, comme un souffle lourd dans l’immobilité, et l’on se surprend à guetter désespérément l’aiguille qui refuse de bouger. Ce temps-là semble infini, figé, comme si le monde tout entier retenait son souffle.
Le temps est une course folle quand on est en retard. Il échappe à notre contrôle, file entre nos doigts comme du sable trop fin, et nous, pris dans cette frénésie, tentons désespérément de le rattraper, sans jamais y parvenir. Le cœur s’accélère, tout devient flou. On voudrait le retenir, mais plus on s’agite, plus il semble nous fuir.
Le temps est une prison quand on est triste. Chaque minute pèse lourd, comme une ancre enfoncée dans la terre, et les heures semblent nous enchaîner à notre peine. On regarde les jours passer avec indifférence, comme s’ils ne signifiaient plus rien.
Le temps est une étoile filante quand on est heureux. Il s’envole, il brille, mais il nous échappe avant même que l’on puisse s'en rendre compte. Le bonheur, fugace, fait paraître les heures plus brèves, comme si elles se jouaient de nous, laissant un sourire doux-amer sur nos lèvres.
Le temps est un abîme quand on souffre. Chaque seconde se dilate en une éternité de douleur. Il n’y a ni fin, ni début, seulement cette sensation oppressante de perdition, comme si le temps se suspendait dans une agonie sans issue.
Le temps est une lente dérive quand on s’ennuie. Il s’étire, languissant, indifférent à notre ennui. On regarde l’horloge, mais les aiguilles semblent figées, captives d’une torpeur silencieuse.
Finalement, le temps n’a ni forme, ni substance propre. Il est façonné par nos sentiments, modifié par nos perceptions. Ce ne sont pas les horloges qui mesurent vraiment le temps, mais nos cœurs. Que vous soyez dans la course effrénée d’une journée ou dans la sérénité d’un instant paisible, rappelez-vous : le temps est avant tout une création de l’esprit.
Alors, en ce jour de changement d’heure, où l’on gagne ou perd une heure selon la saison, souvenez-vous que le temps n’est jamais fixe. Il est ce que vous en faites. Prenez-le en main, et faites de chaque instant un moment précieux.
© copyright Alain du Forez
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