Publié depuis Eklablog

"Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'aux tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences."
Pierre Rabhi

"Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'aux tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences."
Pierre Rabhi
Nans et Mouts partent tout nus et sans argent depuis une plage du sud de la France, avec le rêve de rejoindre le sommet d'un volcan d'Auvergne pour y organiser un concert de gospel autour d'une soupe faite maison. En cours de route, ils vont devoir trouver les ingrédients pour le potage et imaginer un moyen de les transporter. Il leur faut également dénicher une chorale gospel qui accepte de faire le voyage et qui soit capable de réveiller un volcan. Nans et Mouts vont devoir faire preuve de persévérance, de confiance et tenter, grâce à la rencontre, à l'échange et au don, de cheminer vers leur rêve.
A chaque fois qu'elle leçon de vie, d'empathie, que du bonheur !!! et là en Auvergne notre région, ca redonne presque un soupçon de confiance aux humains
Il faut aimer la vie, il faut embrasser les gens, se mettre à genoux et les serrer contre soi, et les serrer fort. Et leur dire qu'on les aime, et leur redire, et leur redire encore, avant d'être pris par surprise, avant d'être pris en traître et d'être dévasté. Il faut pleurer de bonheur chaque jour, et pleurer de peur de perdre des gens qui nous importent. Même si on sait qu'on les perdra. La vie n'a aucun sens. Jamais. Elle n'en a jamais eu et n'en aura pas. Elle ne répondra à aucune loi, aucune règle. C'est la nature même de la vie. Elle est impermanente, violente. Dégueulasse. Magnifique. Et il faut rester droit, solide, debout sur ses deux jambes et tenir face aux grands vents. Il faut sentir la vie nous traverser, nous secouer, c'est son essence même, son fracas permanent... Et dans le noir de la tempête, on doit juste essayer de hurler aux gens qu'on les aime, et crier fort et espérer que notre voix porte jusqu'à eux.
Jim & Laurent Bonneau- (L'étreinte)

Le monde est terrible, ces temps-ci. Beaucoup y trouvent juste de quoi survivre et il faudra bien qu'un jour les puissants payent pour ce qu'ils font aux faibles. Une vengeance ? Non, surtout pas de vengeance. Plutôt la joie convalescente d'une vie où plus personne ne sera considéré en fonction de sa place dans la société. Regard devant regard. Parole devant parole. Et c'est tout. Et rien d'autre. Et comme les puissants ne lâcheront jamais rien, il faudra le leur prendre. Leur prendre quoi, leur argent ? Non, l'argent signe leur maladie. L'argent est leur maladie. Il faudra leur arracher ce dont ils sont le plus avares: un regard délivré de tout mépris. Un regard humain, simplement. Ce "simplement" est complexe. C'est à cela que je pense aujourd'hui devant la page où je m'apprête à noter de petites choses - un ciel bleu pâle avec des restes de gris, des arbres roux, des lumières à foison, un léger vent doux. Mais les petites choses ne sont peut-être pas si petites.
Christian Bobin