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La joie est belle. La joie est simple. Avec le temps je vois ça comme une sorte de sport. De régime. Une discipline. Une acuité du cœur et de l'œil. Il y a des ressources considérables à puiser là-dedans. De la force. De la beauté. De la vérité.
Thomas Vinau
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« Soyons authentiques, apprenons à aimer celle ou celui que nous sommes vraiment, le beau et le moins beau, sans nous ne morceler ni nous juger, avec bienveillance, indulgence.
L’enjeu est important. Il s’agit de vivre en harmonie, plus heureux, plus longtemps, d’éclairer notre part sombre, de ne plus avoir peur, de progresser, d’être en meilleure santé en savourant la vie.
Il s’agit de continuer ce chemin en aimant le seul compagnon qui ne nous laisse jamais tomber, nous-mêmes.
Il s’agit de réparer notre confiance abîmée, de prendre conscience de notre pouvoir de changer ce qui nous insatisfait, de devenir le meilleur de nous-mêmes.
La vie est vraie. Elle est belle et cruelle. Je le sais.
La rose a des épines, mais c’est la plus belle des fleurs. J’ai appris à la cueillir.
Tendres pensées Charlotte Valandrey
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On n'oublie rien de rien
On n'oublie rien du tout
On n'oublie rien de rien
On s'habitue c'est tout...
Jacques Brel
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J'appelle "société de provocation" toute société d'abondance et en expansion économique qui se livre à l'exhibitionnisme constant de ses richesses et pousse à la consommation et à la possession par la publicité, les vitrines de luxe, les étalages alléchants, tout en laissant en marge une fraction importante de la population qu'elle provoque à l'assouvissement de ses besoins réels ou artificiellement créés, en même temps qu'elle lui refuse les moyens de satisfaire cet appétit. Comment peut-on s'étonner, lorsqu'un jeune Noir du ghetto, cerné de Cadillac et de magasins de luxe, bombardé à la radio et à la télévision par une publicité frénétique qui le conditionne à sentir qu'il ne peut pas se passer de ce qu'elle lui propose, depuis le dernier modèle annuel "obligatoire" sorti par la General Motors ou Westinghouse, les vêtements, les appareils de bonheur visuels et auditifs, ainsi que les cent mille autres réincarnations saisonnières de gadgets dont vous ne pouvez vous passer à moins d'être un plouc, comment s'étonner, dites-le-moi, si ce jeune finit par se ruer à la première occasion sur les étalages béants derrière les vitrines brisées ? Sur un plan plus général, la débauche de prospérité de l'Amérique blanche finit par agir comme cette vitrine d'un magasin de luxe de la Cinquième Avenue sur un jeune chômeur de Harlem.
J'appelle donc "société de provocation" une société qui laisse une marge entre les richesses dont elle dispose et qu'elle exalte par le strip-tease publicitaire, par l'exhibitionnisme du train de vie, par la sommation à acheter et la psychose de la possession, et les moyens qu'elle donne aux masses intérieures ou extérieures de satisfaire non seulement les besoins artificiellement créés, mais encore et surtout les besoins les plus élémentaires.
Romain Gary / Chien Blanc

