" Il ne faut rien retenir du temps qui passe, c'est le temps qui traverse notre cœur, seul qui compte. Les jours ne comptent pas, les ans ne comptent pas, seuls comptent les instants, ceux qui nous transportent, ceux qui nous transpercent, ceux où nous nous sentons vivre, ceux où nous sentons la mort nous souffler dans le cou. Il ne faut rien retenir du temps qui passe, il faut vivre au mieux, au plus, au plus sincère, il faut être comme une voile tendue qui n'arrête pas le vent, mais en fait un voyage. C'est le temps qui traverse notre cœur et l'emplit, c'est le temps qui le fait battre au roulement de la vie, c'est ce temps là seulement qui nous importe. Et ce temps-là, c'est le tien, ne le laisse pas filer".
" Il est temps de se poser, d'écouter, d'aller vers l'intérieur. Il est temps de découvrir les contrées inconnues que chacun porte en soi, d'en explorer les profondeurs, les remous autant que les clartés, d'y trouver une assise en même temps qu'une lumineuse liberté. Loin de la cacophonie ambiante, il est bon de percevoir sa petite musique personnelle qui demande à se faire entendre, non parce qu'elle est supérieure aux autres, mais parce qu'elle est unique".
" Et puis un jour, vous comprenez que la vie est ici, dans l'instant, puisque rien ne dit qu'elle sera encore là demain, et après-demain, et les jours suivants. Alors vous la traversez un peu plus fort, un peu plus doux, un peu plus rire, un peu plus fou".
" L'amour, ce n'est pas une histoire de perfection, c'est brut de décoffrage, une forme imparfaite boursouflée de scories. L'amour ce n'est pas à priori, c'est live, vivant, immensément présent. Ça n'a rien d'une balade romantique, c'est offrir et travailler. Travailler sur soi, sur l'autre, sur l'affrontement de deux mondes que le hasard et quelques affinités ont curieusement réunis. Offrir et s'offrir, car la quête dans laquelle on est lancé est sans solution. L'amour est l'histoire de ce parcours qui part d'un mystère pour parvenir, une éternité plus tard, au même mystère, irrésolu ".
Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances...