" Si je mets de la lumière, c'est pour ménager mon cœur afin que tous les instants que la vie me fait subir soient atténués, pour adoucir le fond de mes pensées et que je puisse continuer à avancer".
C'est mal foutu la mort, le sommeil, tout ça. On devrait pouvoir, comme les machines, appuyer sur un interrupteur pour mourir de temps en temps et pour quelque temps.
Plus que dormir, vraiment mourir, déconnecter les rêves, la somnolence, les spasmes, éteindre. S'éteindre tout seul parce que l'on sait que le sommeil ne suffira pas, que l'aube arrivera trop vite.
" La nuit quand on ne dort pas, les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille. L'insomnie est la face sombre de l'imagination. Je connais ces heures noires et secrètes. Au matin, on se réveille engourdi, les scénarios catastrophes sont devenus extravagants, la journée effacera leur souvenir, on se lève, on se lave et on se dit qu'on va y arriver. Mais parfois la nuit annonce la couleur, parfois la nuit révèle la seule vérité, le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été".
"Je ne crois pas au hasard, ni aux coïncidences. Je crois que le destin ne cesse de nous adresser des clins d’œil. A nous de savoir les déchiffrer pour modifier le tracé d’une vie que je me refuse à penser écrite à l’avance."