Publié depuis Eklablog

A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l'espace en soi et autour de soi.
A vivre seul, on apprend à choisir ses relations au lieu de les supporter, de s'en accommoder.
Sauvage et sociable tout à la fois, l'individu solitaire ne se croit pas obligé d'aller à des repas de famille, de participer à des fêtes dont les convives l'ennuient.
Et de cela il ne se sent nullement culpabilisé parce qu'il est en accord avec ce qu'il fait.
Se tenir en solitude, c'est chérir une situation propice à inattendu, à l'incroyable dont les tableaux de Van Eyck et de Brueghel esquissent l'apparition.
C'est se vouloir disponible, absolument ; et non disponible pour quelque chose, en attente de quelqu'un.
Se tenir dans la fraîcheur du commencement.
C'est donc un état émerveillé.
J. Kelen.
Tableau de Frédérik Carl Frieseke.
Publié depuis Eklablog
A partir de quand on est en couple ?
- Quand on pense à l'autre tous les jours, quand on a besoin d'entendre sa voix, quand on s'inquiète de savoir si il ou elle va bien. Quand on est capable d'aimer l'autre tel qu'il est, quand on est seul à voir ce qu'il peut devenir, quand on a envie de partager l'essentiel. Quand cela devient plus important que tout le reste.
Delphine de Vigan
Les heures souterraines
Publié depuis Eklablog
Publié depuis Eklablog

"Je ne prendrai que quelques exemples. Et d'abord la polémique. Il n'y pas de vie sans dialogue. Et sur la plus grande partie du monde, le dialogue est remplacé aujourd'hui par la polémique, langage de l'efficacité. Le XXème siècle est, chez nous, le siècle de la polémique et de l'insulte. Elle tient, entre les nations et les individus, et au niveau même de disciplines autrefois désintéressées la place que tenait traditionnellement le dialogue réfléchi. Des milliers de voix, jour et nuit, poursuivant chacune de son côté un tumultueux monologue, déversant sur les peuples un torrent de paroles mystificatrices. Mais quel est le mécanisme de la polémique? Elle consiste à considérer l'adversaire en ennemi, à le simplifier par conséquent et à refuser de le voir. Celui que j'insulte, je ne connais plus la couleur de son regard. Grâce à la polémique, nous ne vivons plus dans un monde d'hommes, mais dans un monde de silhouettes."
Albert Camus, Le temps des meurtriers (1949)
Incroyable ce texte de A Camus, visionnaire car rien n’a changé. Il n'y à plus de culture quelque qu’elle soit. Musique, film, chansons. Danse. Etc. Les réseaux sociaux ont pris la place des vrais discours, et cette époque où les paroles se transforment en insultes ne sert qu'à fissurer la connaissance et l'intelligence. N’oublions pas les intégristes Islamiques et leurs discours de haine envers l’occident
La culture c’est l’art, la poésie, la peinture la sculpture, les livres, la danse, le cinéma le Théâtre La langue et ses expressions qui appartiennent à un pays. Chaque pays a sa culture, c’est ce qui fait la richesse du monde et les nouveau arrivant qu’on accueille devrait avoir le l’honneur de la respecter
Oublier cela , c’est nier la diversité et l’incroyable harmonie crée par les humains !
La culture n’est pas la contradiction ou les discussions à n’en plus finir !
La culture se savoure, s’apprécie, se visite dans les musées. Se rencontre dans les livres et dans les théâtres et aussi chaque jour dans notre façon de vivre, de manger de s’habiller de chanter et de rêver.
La France est un grand pays de culture, certains veulent oublier cela .. Mais malheureusement ils n’ont rien d’autres à mettre à la place.
Camus a vu juste, uniformiser conduit à faire parti d’un troupeau, bêlant trop tard en réalisant qu’il s’est fait piégé
"Celui que j'insulte, je ne connais plus la couleur de son regard. Grâce à la polémique, nous ne vivons plus dans un monde d'hommes, mais dans un monde de silhouettes.
Et ça ne s'améliore pas vraiment au 21ème siècle... Face cachée des effets des réseaux sociaux dont l'utilisation permet le meilleur comme le pire. Qu'aurait pensé Albert Camus des réseaux sociaux ?


