Publié depuis Eklablog
Publié depuis Eklablog
Je ne tente plus d'esquiver quoi que ce soit, je ne rechigne devant rien. Le tragique, l'échec, la mélancolie, la maladie, la mort sont les inséparables siamois du bonheur, de la santé, de la jubilation et de la vie. Il n'y a pas de choix possible. Il faut tout prendre. Même lorsque le sens de ce que je traverse m'échappe, il finit toujours beaucoup plus tard, dans quelque nuit, à m'apparaître. Une bizarre confiance, obstinée et têtue, impossible à ébranler par la raison, ne me quitte plus ".
Christiane Singer
Publié depuis Eklablog

Dès l'abord, elle fut pour moi de ces êtres essentiels qui vous portent aux limites, quand les autres, nous le devinons, ne nous dépayseront jamais. Elle avait un air fou et caressant, prêt à tout pour me plaire, elle rayonnait avec une façon de s'abandonner en se mettant hors de mon atteinte qui me chavirait. Cette distance subtile, à laquelle je prêtais des desseins extravagants, avait le don de me captiver en m'inquiétant. Qu'importe, je la faisais rire, inventant des bons mots, célébrant l'opulence des faits les plus anodins, tirant de la banalité une faculté de renouvellement infinie.
Les vraies rencontres nous jettent hors de nous-mêmes, nous mettent en état de transe, de création permanente.
Pascal Bruckner.
Lunes de fiel




