Publié depuis Eklablog

Ah ! Ce fameux lâcher-prise qui pose tant de difficultés à tant de gens ! Nous nous demandons souvent comment faire pour lâcher prise. Quand faut-il lâcher prise et quand faut-il tenir bon ?
En fait, peut-être l’expression est-elle mal utilisée. Si, au lieu de lâcher prise, peu importe ce que ça veut dire, nous acceptions enfin ce qui arrive ? Soyons convaincus que tout est parfait, que tout ce qui nous arrive est pour le mieux, même ce qui nous déplaît royalement !
Lâcher prise, c’est accepter que nous ne contrôlions pas tout, mais que nous pouvons choisir nos batailles. Certaines méritent d’être menées, mais elles sont beaucoup moins nombreuses que nous le croyons. Pour préserver notre harmonie et nos possibilités de bonheur, il vaut mieux parfois renoncer à affronter les moulins à vent et se concentrer sur ce qui de l’importance pour nous et surtout, sur ce qui nous rend vraiment heureux.
Le lâcher-prise, c’est faire confiance à la Vie, c’est accepter d’être ici, maintenant, dans l’instant présent, certains que, ce que nous vivons est exactement ce dont nous avons besoin en ce moment même pour notre évolution. C’est dans cette attitude que nous nous sentons légers et que nous découvrons la paix de l’âme et la sagesse du cœur. Je le dis souvent et j’y crois profondément : la Vie sait mieux que nous ce dont nous avons besoin !
Diane Gagnon
Publié depuis Eklablog

Il y a des millions d’âmes dans le monde qui ne peuvent supporter le silence, il leur faut constamment être baignées de bruit et d’action.
Elles sont agitées au-dedans et au-dehors.
Les moments de paix et de silence sont très précieux dans un monde en tumulte, recherche-les, trouve-les et demeure en eux.
Eileen Caddy
Publié depuis Eklablog
Publié depuis Eklablog

Dans la vie ayez toujours le respect de vous-même, de vos valeurs, de vos idées, de vos pensées, de vos paroles. Ne laissez personne piétiner votre dignité. Rappelez-vous que la vraie élégance dans la vie est de porter chaque jour "soi-même".
"J'ai épousé la mer cette nuit A l'heure où la côte s'éclaire La mer ne m'a rien demandé Ni d'où je viens Ni qui j'ai aimé. Elle a rempli ma bouche de son sel Et mon esprit de son silence." Jean Autissier
Dans chaque endroit où il y a du soleil et de l’eau, il y a des gamins qui plongent. J’ai toujours adoré les regarder. Dans chaque port, dans chaque étang, chaque eau, même polluée, même au milieu des flaques de gas-oil, on trouve les mêmes mômes en slips, libres et heureux de faire les cons. Parfois, un peu plus loin, il y a pourtant une piscine, une plage, propre, surveillée, où les baignades sont autorisées, mais c’est sans doute moins drôle.
Je me souviens en particulier de ceux d’Ischia, au large de Naples, qui plongeaient dans le petit port. De temps en temps, ils se faisaient tancer par les plaisanciers, mécontents de les voir s’approcher trop près des bateaux. Alors, ils baissaient les yeux, prenaient un air coupable et s’éloignaient un instant de la jetée. Et puis, quand les adultes étaient retournés à leur indolence, ils prenaient leur élan et sautaient à l’eau.
Vers chez moi, en été, des gamins plongent même dans le Rhône, depuis la passerelle. C’est dangereux parce qu’on ne sait jamais ce qu’il y a sous l’eau et qu’on risque de tomber sur un morceau de ferraille ou une souche d’arbre.
Ils s’en foutent. Ils défient l’autorité en prenant appui sur le panneau rouillé « baignade interdite », ils enchaînent les pirouettes audacieuses, les plongeons gracieux, les bombes puissantes. Ils ne craignent rien, ils sont les maitres du Monde. Libres, heureux et insouciants. A l’heure de la sieste, leurs rires et leurs cris résonnent des deux côtés des berges du fleuve. De jeunes princes fous et indomptables, en caleçons bariolés.
D’aussi loin que je m’en souvienne, moi, je n’ai jamais été une gamine insouciante. Je me suis au contraire toujours tracassée pour beaucoup de choses : « Est-ce que c’est grave si j’ai perdu mon livre de maths ? Pourquoi tous mes poissons rouges finissent-ils par mourir ? Est-ce que j’aurai des seins un jour comme les autres ? Et si oui, est-ce que ça fait mal quand on court ? Est-ce que c’est vrai que mentir donne l’appendicite ? Pourquoi certains parents sont méchants avec leurs enfants ? Et s’ils ne poussaient jamais, mes seins ? »
En vieillissant, j’ai encore eu mille occasions de m’inquiéter : Pour le travail, la santé, pour mes amours, pour mes enfants, pour l’argent, pour l’avenir.
Les enfants grandissent et deviennent des adultes : Il y a les bons nageurs, les rapides, les forts, ceux qui ne doutent pas, ceux qui fendent l’eau avec détermination et devant qui les obstacles semblent s’écarter ; il y a les nageurs prudents, ceux qui se mouillent la nuque, s’immergent progressivement, ceux à qui, petit, on a répété de faire attention, mais qui savaient qu’on ne les quitterait jamais du regard. Ceux-là nagent confiants, calmement, à leur rythme paisible. Et puis, il y a les inquiets, ceux qui n’ont jamais appris à nager, ceux qui barbotent timidement près des rives, ceux qui savent que personne ne viendra les chercher s’ils perdent pied, ceux qui craignent que le poids de leur histoire et de leurs pensées ne les leste et ne les entraine vers le fond.
Depuis toujours l’insouciance me fascine. Et rien ne la symbolise plus à mes yeux que ces gamins hilares, ruisselants et dorés qui, partout dans le monde, inondent les pontons de leurs rires et de leur joie insolente. Un sourire aux lèvres, je m’arrête toujours longuement pour les regarder.
J’attends que, comme l’eau, l’insouciance finisse par m’éclabousser …
Nathalie Bianco




