J’aime la simplicité qui s’accompagne d’humilité. J’aime les clochards. J’aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau, sentir l’odeur des choses, en capturer l’âme. Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde. Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l’amour.
Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends. Attends encore et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton coeur. Puis, quand il te parlera, lève-toi et va où il te porte.
A celui qui a goûté le silence, les discussions banales, les débats et autres colloques deviennent insupportables, vite étouffants. Le silencieux, le solitaire ont besoin d'air, d'espace, parce que dans le silence, dans la solitude, ils ont fait l'expérience de l'immense. Dès lors, tout le reste semble étriqué et vain. La "communication" obligatoire, l'injonction de "s'exprimer" à tout propos apparaissent grotesques: c'est toujours le moi prétentieux qui bavarde et s'expose, qui obstrue le vaste pays intérieur.