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Pourquoi, à partir de la retraite, certains deviennent-ils simplement « Âgés », alors que d’autres deviennent « Vieux » ?
En effet,
Être Âgé, c’est différent d’être Vieux, voici quelques réflexions
Et nuances entre ces deux états de l’existence…
Alors que l’Être Âgé s’adonne aux sports,
Est avide de découvertes et de voyages,
Le Vieux se repose. Alors que
L’Être Âgé dispose d’amour à donner,
Le Vieux accumule les jalousies
Et les rancœurs.
Alors que
L’Être Âgé continue de faire des plans pour son avenir
Le Vieux ressasse avec nostalgie son passé, sa jeunesse.
Alors que. L'Agenda de l’Être Âgé comprend surtout
des lendemains le Calendrier du Vieux ne contient que des « hier ».
Alors que l'Être âgé apprécie les jours à venir,
Le Vieux souffre du peu de jours qui lui restent.
Alors que les Nuits de l’Être Âgé sont peuplées de rêves,
Celles du Vieux sont envahies de cauchemars.
Il n’est pas question pour moi, pour nous d’Être Vieux. Nous pouvons
Être Agés, peut-être, mais nous ne voulons pas être Vieux, car nous
Regorgeons de tant d’amour à donner, nous caressons
Tant de projets à réaliser,
Et sommes enthousiastes devant tant de choses à faire que nous n’avons ni le Droit ni le Désir d’Être Vieux
« On est Jeune tant qu'on souhaite que chaque jour diffère de la veille ;
Vieux quand on espère que chaque année ressemblera
à la précédente. »
Gilbert Cesbron
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« Donner un sens à sa vie est la récompense d’un travail intérieur, patient, incessant, que l’homme a entrepris de faire sur lui-même. Lorsqu’il est parvenu à un certain état de conscience, il reçoit un élément précieux, comme une goutte de lumière, une quintessence qui imprègne toute la matière de son être. À partir de ce moment-là, son existence prend une dimension et une intensité nouvelles, les événements lui apparaissent sous une nouvelle clarté, comme s’il lui était donné d’approcher la véritable raison de chaque chose. Et même la mort ne l’effraie plus, car cette particule qu’il a reçue du Ciel lui découvre un monde où il n’y a plus ni dangers ni ténèbres, et il sent qu’il marche déjà sur le chemin infini de la lumière. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov



