Publié depuis Eklablog
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Désamour
Les gens ne s’aiment plus, les regards se confondent,
Il ne coule plus le miel de tant d’amours déçus,
Dans des voix recluses, des poitrines profondes,
Comme si tous se vengeaient des coups qu’ils ont reçus.
On leur a dit ainsi qu’on écrit des choses,
Que des sentiments vieux endurciraient leurs lits,
Et alors qu’ils refusent de cueillir des roses,
Les larmes dans leurs yeux se fondent en un délit.
Les gens ne s’aventurent par-delà les routes,
Et les chemins n’espèrent meilleure mélodie,
À trop rester chez soi, on fait fuir les doutes,
On dresse son destin à coups de monodies…
S’aimeront-ils encore dans ces vies obscures,
Aux pieds d’un avenir qui semble compromis ?
Il peint le sentiment comme une imposture,
Et dérobe aux âmes ce qu’il leur a promis…
Stéphane Meuret





