Publié depuis Eklablog
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Toi, tu fais quoi, dans la vie ?
Qui ne s’est pas entendu poser cette question ? Lors de la rencontre avec une nouvelle personne, dans un dîner, lors de retrouvailles avec des copains d’enfance, ou encore en discutant avec un voisin.
« Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »
J’ai invariablement envie de répondre : « Moi ? oh dans la vie, je me promène, je m’éclate, j’apprends des choses, je lis, j’admire la nature, je communique avec des gens, je m’émerveille, je profite, JE VIS, quoi ! ».
Pourtant je sais bien que la question véritable est « quel est le métier que tu exerces ? », comme si notre profession était toute notre vie, comme si notre activité professionnelle était le premier, voire le seul critère pour nous définir.
Alors oui, je sais, la plupart des gens passent la plupart de leur temps AU TRAVAIL, mais je ne suis pas « juste » mon activité professionnelle. Et surtout, je n’aime pas les étiquettes. Je n’aime pas être mise dans une case selon que je suis secrétaire, ingénieur, femme de ménage, chef d’entreprise ou avocate.
D’autant moins que, derrière cette question apparemment innocente « qu’est-ce que tu fais dans la vie », il y a souvent un besoin de se comparer, de savoir ce que vaut l’autre par rapport à soi.
« Il est assez stérile d’étiqueter les gens
et de les presser dans des catégories. »
(Carl Gustav Jung)
Vous n’êtes pas ce à quoi vous ressemblez physiquement, vous n’êtes pas ce que vous faites, vous n’êtes pas ce que vous possédez, vous n’êtes pas ce que les autres pensent de vous… Arrêtons de mettre les gens dans des cases, de coller des étiquettes selon que vous êtes maigre, grosse, blonde, handicapée, femme de ménage, cadre supérieur, issue d’une famille bourgeoise, de nationalité étrangère etc.
Vous êtes bien plus qu’un corps physique, une couleur de cheveux, une nationalité ou un métier. Vous êtes, avant tout, un être spirituel qui vit une expérience humaine, avec des idées, avec des rêves, des sentiments.
Vous êtes VOUS.
Soyez pleinement ce VOUS sans vous laisser enfermer dans des cases, et sans étiqueter les personnes que vous rencontrez. Sinon, vous passez à côté de leur essence, de leurs qualités.
Et sinon… euh… qu’est-ce que vous faites, vous, dans la vie ?
"– Bah je SURVIE et je navigue au mieux dans cette naze de crabes
Je fais de mon mieux ! "
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"J'aime les gens qui ont un regard sensible. Ils sont terriblement humains.
Ils voient d'abord de leur cœur, avec toutes les fragilités, toutes les fractures que peut avoir un cœur. Ils voient à travers leurs émotions, avec toutes les déformations sans doute des émotions, qui grossissent, exacerbent ou négligent tel ou tel détail.
Je les aime parce que leurs yeux parlent bien avant eux, parce qu'ils disent leurs joies, leurs douleurs ou leurs peurs bien avant qu'elles ne puissent devenir des mots, bien avant qu'elles soient conscience et pensée.
Ce ne sont pas des gens inaltérables, des gens faits dans l'acier, mais bien des gens de chair, des âmes sensibles. Le tragique est en eux terriblement tragique, le joyeux extraordinairement joyeux et quand l'angoisse les étreint, elle les prend à la gorge.
Ce n'est pas de la sensiblerie, c'est une extrême sensibilité aux êtres et aux monde. Fragilité ? Souvent. Force ? Également, à condition qu'elle trouve la parole et la partage.
Pourquoi cela ? Parce que c'est aux gens qui ont un regard sensible d'ouvrir les yeux aux autres. Eux les premiers parviennent à voir, l'invisible, eux les premiers ont à en rendre témoignage. Il y faut tant de courage".
Tydé
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Mais quoi qu’il arrive, n’oublie pas qu’il y aura toujours un être
Au monde vers lequel, à tout moment, tu pourras te retourner ou venir.
Je t’ai donné un jour, du fond du cœur,
Tout ce que je possède et tout ce que je suis.
Tu le garderas jusqu’à ce que je quitte ce monde
Bizarre qui commence à me fatiguer.
Mon espoir est seulement que tu apercevras
Un jour à quel point je t’ai aimée…
Albert Camus à Maria Casarès

