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Publié le par OursduForez63

 

 

Une Pensée  pour Minerva McGonagall

 

"Mais vous savez, on peut trouver du Bonheur

Même dans les endroits les plus Sombres.

Il suffit de se souvenir d 'allumer la Lumière "

 

Dumbledore.

 

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Publié le par OursduForez63

 

 

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Le petit lutin d’Automne

 

« Il était une fois, trois enfants qui se promenaient dans la forêt, cherchant quelques branchages, pour construire une cabane.

Ils la voulaient grande, spacieuse et solide, afin de pouvoir l’habiter, la nuit, quand tout serait calme et la forêt endormie.

Ils grappillaient des  brindilles, ci et là, afin d’en faire un toit étanche, lorsque tout à coup, l’un d’eux stoppa net et demanda : « Quelle est donc cette ombre, qui se faufile derrière ce champignon ? »

Les deux autres compères, alertés, le rejoignirent et tous en firent tomber leur butin ! De quoi pouvait-il s’agir d’autre, que d’un lutin ? En effet, un petit lutin, plus petit que le champignon lui-même, se cachait là, au pied de ce beau cèpe (au demeurant) !

Vêtu d’un chapeau pointu de couleur brune, retenant ses cheveux roux,  arborant une cape teintée de feu et paré d’un pantalon ocre ainsi que de bottes brunes, taillées dans des bogues de châtaigne, il tenait à la main, une minuscule machette, provenant d’un églantier, qu’il rangea précautionneusement dans un étui attaché à une ceinture ceignant sa taille.

Les enfants n’en croyaient pas leurs yeux et ils eurent tôt fait d’engager la conversation ! Grand bien leur en prit, car voyez-vous, si quelqu’un est en mesure de donner des conseils concernant la construction de cahutes, ce sont bien les lutins ! Ils débâtirent ainsi, des heures durant, des jours durant, des mois durant…

Ils rencontrèrent toute la famille du petit lutin, découvrirent toutes les chaumières qu’ils avaient construites et dans lesquelles ils vivaient en bonne harmonie, dans une parfaite et respectueuse courtoisie !

Les enfants étaient comblés et comprenaient beaucoup mieux le sens de certains mots, dont les parents leur rabâchaient les oreilles ! Ils apprirent énormément de choses, des choses de la vie, surtout !

Car, voyez-vous, ce minuscule lutin et ces trois enfants prirent l’habitude de se retrouver quotidiennement et construisirent, à défaut de maisonnette, une belle petite cabane, certes, mais surtout une grande et solide amitié !

Ne vous avais-je pas déjà dit, que les lutins sont très sages et très prévenants, en réalité ? Du moins, pour les personnes qui veulent bien les voir et les entendre… »

 

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Et maintenant, que vais-je faire de tout ce temps ?


La question résonne comme un écho dans le vide. Le temps s’étire devant moi, incommensurable, chargé de silences. Il ne s'agit plus simplement de combler des heures, mais d'affronter ce que l'on évite trop souvent : soi-même.

Il faut être extrêmement fort, solide, pour s'asseoir en tête-à-tête face à soi. C’est un exercice de courage. Non pas celui que l’on montre dans l’adversité extérieure, mais celui, plus rare, plus intime, d’une confrontation intérieure. Se regarder dans une glace et découvrir ses faiblesses, accepter ses peurs, ses angoisses, est une forme de bravoure qui nécessite une force inouïe. Le miroir ne ment jamais. Il reflète sans détour les tempêtes enfouies, les parts d'ombre que l'on cherche si souvent à cacher, même à soi-même.

C’est là, dans cette réflexion nue, que commence un véritable voyage. Calmer ses tempêtes, apaiser l'agitation intérieure, ne vient qu'avec l'acceptation. Ce n'est pas un apaisement passif, mais un travail actif, une exploration de ce que l'on préfère ne pas voir. On n'y échappe pas : pour affronter ses démons, il faut d'abord apprendre à les connaître. Ces fantômes intérieurs ne sont rien d’autre que les reflets des peurs, des regrets, des échecs, des espoirs déçus.

Mais c’est également à cet instant précis que commence le chemin vers la compréhension de soi. Chaque démon vaincu, chaque ombre apprivoisée, ouvre une porte vers la lumière. S'aimer tel qu'on est, sans artifices, sans chercher à correspondre à une image imposée par la société ou par soi-même, devient un acte révolutionnaire. C'est dans cette confrontation honnête, parfois douloureuse, que se trouve la clé de l'apaisement et de l'amour de soi.

Ce chemin n'est jamais simple. Il demande de la persévérance, de la patience. Il faut du temps pour apprendre à ne plus se juger si sévèrement, à reconnaître que nos faiblesses font partie intégrante de ce que nous sommes. Elles ne sont pas des défauts à effacer, mais des nuances à accepter.

Et maintenant, que vais-je faire de tout ce temps ?
Je vais apprendre à m'accepter, pas à pas, tempête après tempête. Parce que c'est là, dans cette acceptation totale de soi, que réside la véritable liberté.

 

 

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Si l'on y songe encore, c'est que l'âme s'y attarde

Publié le par OursduForez63

 

 

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Si l'on y songe encore, c'est que l'âme s'y attarde,

Comme l'automne retient la lumière des jours anciens.

Chaque souvenir, en secret, a laissé sa marque,

Femmes, passions, époques, telles des feuilles emportées par le vent.

Elles brillent encore, dans les teintes dorées du crépuscule,

Et si leur écho dans dans nos silences,

C'est que tout en valait la peine.

Ces instants enfouis, fragiles comme des feuilles mortes,

Vibrent en nous, malgré l'ombre qui les recouvre,

Et leur murmure doux guide nos pas dans le froid du passé.

 

 © copyright Alain du Forez

 Tous droits réservés.

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