Et le droit de chacun à tous les privilèges. Je dis que la souffrance est chose sacrilège quand il y a pour tous des roses et du pain blanc. Je conteste la légitimité des guerres, la justice qui tue et la mort qui punit, les consciences qui dorment au fond de leur lit, la civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres mais il ne suffit plus simplement de l'attendre. Je l'ai trop attendu. Je le veux à présent".
" Les contes de fées, c'est comme ça. Un matin, on se réveille. On se dit " ce n'était qu'un conte de fées " et on sourit de soi. Mais, au fond, on ne sourit guère, on sait bien que les contes de fées sont les seules vérités de la vie.
" Celui qui s'efforce de vous réconforter, ne croyez pas, sous ses mots simples et calmes qui parfois vous apaisent, qu'il vit lui-même sans difficulté. Sa vie n'est pas exempte de peines et de tristesses, qui le laissent bien en deçà d'elles. S'il en eût été autrement, il n'aurait pas pu trouver ces mots-là".
Cette beauté (celle de la montagne) elle-même est une solution au problème de l'absurde. Même si rien n'a de sens, on peut être heureux en se livrant au spectacle du monde et en vivant dans la magie sensuelle du présent.