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L’identification de l’individu avec son emploi ou son titre est même si séduisante que beaucoup n’ont d’autre existence que celle que leur dignité sociale leur confère. Il serait vain de chercher là un caractère personnel ; derrière le magnifique décor, on ne trouverait qu’un petit fantoche bien pitoyable. En un mot, les charges ou les titres ne sont séduisants que parce qu’ils sont des compensations faciles à des insuffisances personnelles.
Carl Gustav Jung
Tout à fait. Reprenons la citation de Carl Gustav Jung par un exemple simple : lorsque tu retrouves quelqu’un que tu n’as pas vu depuis un certain temps, la conversation commence souvent par un "Salut, comment ça va ?". Très vite, on enchaîne avec un "Alors, qu’est-ce que tu deviens ?", qui n’est en réalité qu’un moyen détourné de demander : "C’est quoi ton travail en ce moment ?". En d’autres termes, c’est une manière subtile de situer l'autre sur l'échelle sociale, de comprendre sa position professionnelle pour mieux se positionner soi-même dans l’échange.
'' Tu fais quoi dans la vie ?'' Ah, la question emblématique, celle qui te coince dans une case, réduisant toute une existence à un job ou un statut social. Comme si ta valeur dépendait de ton salaire ou du titre que tu affiches pour impressionner sur face plouk. Sérieusement, c’est ça, une vie ? Se lever chaque matin pour un boulot qui t’épuise et te laisse vide ? C’est tellement triste de voir des gens se résigner à ça. Moi, je ne me soumets pas à cette vision étriquée de la réussite.
‘’ Moi, dans la vie ? Je refuse d’être esclave d’une routine que je déteste. La vraie richesse, c’est de vivre de ses passions, de faire un travail qu’on adore, qui nous nourrit bien plus que le portefeuille. Alors oui, je me promène, je m’éclate, je m’émerveille là où d’autres sont aveugles. J’apprends chaque jour, je mixe des sons qui me font vibrer pendant que la majorité écoute encore les mêmes vieilles rengaines. J’écris ce livre qui bouillonne en moi, je savoure la nature que la plupart piétinent sans un regard.
Je m’entoure de vraies personnes, pas de voisins, de relations superficielles ou d’inconnus que la société me pousse à fréquenter par convenance. Je profite des moments qui comptent, je crée, je m’émerveille, je vis pleinement, là où d’autres se contentent de survivre dans une société qui les étouffe. Moi, je choisis de vivre, de sentir chaque seconde. Et toi, tu te contentes de suivre le troupeau. ‘’
© copyright Alain du Forez
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