" Mais quel est l’homme qui croit avoir vécu, s’il nie la puissance des Femmes ? s’il n’a jamais quitté une belle danseuse avec des mains tremblantes ? s’il n’a jamais senti ce je-ne-sais-quoi indéfinissable, ce magnétisme énervant qui, au milieu d’un bal, au bruit des instruments, à la chaleur qui fait pâlir les lustres, sort peu à peu d’une jeune femme, l’électrise elle-même, et voltige autour d’elle comme le parfum des aloès sur l’encensoir qui se balance au vent ?
J’étais frappé d’une stupeur profonde. Qu’une semblable ivresse existât quand on aime, cela ne m’était pas nouveau ; je savais ce que c’était que cette auréole dont rayonne la bien-aimée. "
Alfred de Musset, La Confession d’un enfant du siècle.
Si je regarde en arrière, je revois toutes mes erreurs, mes chutes, mes déceptions, mes coups pris sur la tête ...
Et je regarde avec tendresse la personne que j'étais, parce qu'il y avait des choses que je ne comprenais pas et que la vie ne pouvait me l’expliquer que de cette façon.
Maintenant je sais que c'est exactement ça la vie : peu de choses qui te rend heureux et toutes les autres qui te font grandir.
On devrait toujours faire les choses au moment où l’on a envie de les faire, sans tergiverser, sans vouloir être raisonnable, sans remettre à plus tard. Parce qu’on ne sait jamais s’il y aura un « plus tard », en réalité. Et il suffit d’un minuscule grain de sable pour que le « plus tard » se transforme en « trop tard », pour que l’espoir se métamorphose en regrets.
La pire erreur que l’on puisse faire, dans la vie, c’est d’être raisonnable. De temporiser, de douter, d’attendre.