"Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu."
"L'escargot est lent. Quand il fait trop chaud, l'escargot dort. Quand il fait trop froid aussi. L'escargot est de gauche, il sait qu'il faut travailler moins pour vivre mieux. Les choix politiques et philosophiques d'un animal qui existe depuis plus de cinq cent millions d'années, ça devrait nous mettre la puce à l'oreille."
"Ce qui est bien, avec le cerveau, c'est qu'il révise constamment le passé, enlève certains passages, en ajoute d'autres, pour le rendre plus présentable, plus conforme à ce que nous aurions voulu qu'il soit."
"En réalité les gens heureux sont les moins égocentriques. Ils consacrent spontanément du temps au service d'autrui. Ils sont souvent plus aimables et pardonnent plus facilement que les gens malheureux, souvent égoïstes, tandis que le bonheur accroît notre capacité à donner."
Elisabeth Kübler-Ross
Leçons de vie : Comprendre le sens de nos désirs, de nos peurs et de nos espoirs
- Que nous ne remarquions pas à quel point les autres sont remarquables quand ils sont encore là. Puis, lorsqu'ils disparaissent, on souhaite le leur avoir dit, mais de leur vivant, on ne le savait pas encore."