" Ne vous laissez pas abuser. Souvenez-vous de vous méfier. Et même de l'évidence, elle passe son temps à changer. Ne mettez trop haut ni les gens, ni les choses. Ne les mettez pas trop bas. Non, ne les mettez pas trop bas. Montez. Renoncez à la haine, elle fait plus de mal à ceux qui l'éprouvent qu'à ceux qui en sont l'objet. Ne cherchez pas à être sage à tout prix. La folie aussi est une sagesse. Et la sagesse, une folie. Fuyez les préceptes et les donneurs de leçons. Jetez ce livre. Faites ce que vous voulez. Et ce que vous pouvez. Pleurez quand il le faut. Riez. J'ai beaucoup ri. J'ai ri du monde et des autres, et de moi. Rien n'est très important. Tout est tragique. Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi. La vie est belle".
La vie ordinaire ne cesse de vouloir nous aider. Nous sommes fous de vouloir aller dans le spectaculaire, de croire qu’il faut toute une machinerie pour nous émerveiller. Rien de plus émerveillant que le vivant, que l’éphémère, que l’ordinaire.
" Personne ne sait ce que vous avez vécu ou ce que vos yeux ont vu. Mais je peux vous rassurer, quoi que vous ayez conquis, cela brille à travers votre esprit".
" C’est en vain que le rêveur fouille, comme la cendre, ses rêves anciens, cherchant dans cette cendre ne fût-ce qu’une braise, pour lui souffler dessus et, par un feu renouvelé, réchauffer un cœur qui s’éteint, ressusciter en lui ce qui lui fut si cher, ce qui l’émouvait tant, ce qui faisait bouillir son sang, lui arrachait des larmes et l’abusait si somptueusement ! "