«L’être humain a des besoins fondamentaux : du calme, de la lenteur, du repos et de la continuité. Notre époque nous prive de tout cela. Plus une société est speed, plus il faut donner à notre cerveau des temps de pause ! Il ne s’agit pas de partir vivre dans un monastère. Il s’agit d’équilibrer. C’est la clé.»
« Je te désirerai tour à tour comme le fruit suspendu, comme l’eau lointaine, et comme la petite maison bienheureuse que je frôle... Je laisse, à chaque lieu de mes désirs errants, mille et mille ombres à ma ressemblance, effeuillées de moi, celle-ci sur la pierre chaude et bleue des combes de mon pays, celle-là au creux moite d’un vallon sans soleil, et cette autre qui suit l’oiseau, la voile, le vent et la vague. Tu gardes la plus tenace : une ombre nue, onduleuse, que le plaisir agite comme une herbe dans le ruisseau... Mais le temps la dissoudra comme les autres, et tu ne sauras plus rien de moi, jusqu’au jour où mes pas s’arrêteront et où s’envolera de moi une dernière petite ombre... »
Il y a des soirs d'oubli, des soirs de lassitude, des soirs de médiocrité où tout parait mesquin, inutile, où les objets sont ridicules, les meubles ennuyeux, les livres illisibles, où le paysage qu'encadrent les rideaux est décidément insupportable, où l'air est irrespirable.