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Chien Abandonné !

Chien Abandonné !
Ne ferme pas la porte !
Ne me repousse pas !
Pourquoi pars-tu ?
Ne m`abandonne pas!!
Ralentis la voiture, je ne peux pas suivre.
Ce trottoir est chaud et mes coussinets sont coupés.
Je dois arrêter de courir ou mon cœur va éclater.
Chaque muscle me fait mal. Pourquoi ne t'arrêtes-tu pas ?
J'ai tellement faim et soif. L'obscurité est proche...
Mais je ne devrais pas partir, il viendra me chercher ici.
Plusieurs semaines ont passé, je suis épuisé.
Ils m'appellent un nuisible parce que je mange dans les rues.
Chaque voiture qui passe, je la poursuis pour voir
Si c'est mon maître qui vient pour moi.
Bien que j'approche ceux qui s'approchent, avec confiance dans mes yeux et aucun signe de peur.
Ils menacent de me TUER, mais ils ne se préoccupent même pas de mon bien-être.
Ils battent mon corps avec des pierres qu'ils lancent, je ne partirai pas, il viendra, ne le sais-tu pas ?
Submergé par la faiblesse, mon corps est engourdi.
Je suis malade et tellement seul. Oh s'il te plaît, qu'il vienne !
Je retournerai là où il m'a d'abord jeté dehors.
Je l'attendrai là-bas, il viendra, sans aucun doute.
Mes pensées s'estompent. Ma poitrine semble en plomb.
Je suis somnolent, si somnolent - je ne peux pas lever la tête.
C'est si calme, si paisible - tout reste immobile.
Là-bas, c'est mon maître chez moi sur la colline.
Oui, je peux le voir, il appelle mon nom.
Sa voix est si douce, ses mains sont les mêmes.
Il est revenu pour moi. Tout ira bien.
Je l'aime vraiment, ce maître à moi.
Ma queue remue de plaisir. Je ne peux pas reprendre mon souffle.
Il est venu dans mes rêves, mais aussi dans ma MORT !!
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«Je me suis assise un instant au bord de ma vie !
J'ai regardé passer les gens qui l'avaient remplie...
Il y avait des bons, des gentils et des méchants.
Vus d'ici, je pouvais les contempler en pensant
Que certains l'avaient comblé de beaucoup de joies,
Que d'autres, en revanche, avaient abusé de moi.
Fallait-il, de ces derniers, regretter leur passage ?
Sachant qu'avec eux j'avais fait l'apprentissage
De la méfiance, du mensonge et de la trahison...
Et qu'ils avaient été une leçon, me réveillant de mes songes !
J'étais assise, sereine et à voir l'ensemble ainsi,
Je me rendais compte qu'il ne restait que les bons et les gentils.
À regarder dans ma direction avec franchise,
Je ne voyais plus les visages de mes méprises.
Je me suis levée et vers la franchise j'ai tendu les bras...
J'ai, d'un battement de cil, déshumanisé les scélérats !
Le regard droit vers le reste de mon chemin,
Je me suis prise, pour le reste de la route, par la main,
Et j'ai dit : "Viens, on part ensemble vers demain".»
Marie Buisson
Le Beau doit être nôtre Monde.






